‹ ThéâtreChapitre 120 sur 286 · ACTE 11, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE 11, SCÈNE VI

ocTAVio. Pourquoi? Remettez-vous.

BUTTLER. Prenez cette épée : je ne suis plus digne de la porter.

OCTAVIO. Recevez-la de nouveau de ma main, et servez-vous-en d'abord pour défendre la bonne cause.

BUTTLER. J'ai manqué de fidélité envers mon empereur si généreux.

OCTAVIO. Réparez votre faute : séparez-vous du duc.

BUTTLER. Me séparer de lui?

OCTAVIO, Comment! A quoi pensez-vous?

BUTTLER, d'un ton terrible. Seulement me séparer de lui?Ob ! il doit périr.

OCTAVIO. Suivez-moi àFraucnberg, où tous les fidèles sujets se rassemblent prés de Galas et d'Altringer. J'en ai ramené beaucoup d'autres à leur devoir, et cette nuit ils quittent Pilsen.

BUTTLER, très-agité, se promène çà et là, puis s'avance vers Octavio avec un regard assuré. Comte Piccolomini, l'homme qui a violé sa foi peut-il vous parler d'honneur?

OCTAVIO. II le peut, quand il se repent aussi sérieusement.

BUTTLER. Eh bien! laissez-moi ici sur ma parole d'honneur.

OCTAVIO. Que méditez-vous?

BUTTLER. Laissez-moi ici avec mon régiment.

OCTAVIO. Je me fie à vous. Pourtant dites-moi ce que vous méditez.

BUTTLER. La suite vous l'apprendra. Pour le moment, ne m'en Ucn:andez pas davantage. Fiez vous à moi : VOUS le pouvez. Par le ciel 1 ce n'est pas à son bon ange que vous 1^ livrez. Adieu.

(// sort.)

utT DOMESTIQUE apporte un billet. Un inconnu a apporté ceci et a disparu de suite. Les chevaux du prince • sont en bas.

ICO LA MORT DE WALLENSTRIN.

ocTAVio lit. « Faites en sorte de partir. Votre fidèle Isolani. )) Oh! que celte ville n'est-elle déjà loin de moi ! Si près du port, faudrait-il échouer? Partons, parlons! Il n'y a plus de sécurité ici pour moi. Mais où est mon lils?

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