‹ ThéâtreChapitre 121 sur 286 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

LES DEUX PICCOLOiMlM. Max est dans la plus violente agi tation ; ses regards ont une expression farouche, sa démar che est incertaine ; il parait ne pas voir son père, qui lil regarde de loin avec compassion. Il s'avance à grands peu dans la chambre, s'arrête de nouveau, se jette sur un siège, puis reste là l'ail fixe et immobile.

ocTAVio s'apfi'oche de lui. Je pars, mon fils. {Il ne reçoit point de réponse. Il lui prend la main.) Mon fils, adieu!

MAX. Adieu!

ocTAYio Tu me suivras bientôt.

MAX, sans le regarder. Moi! vous suivre? Votre chemin est tortueux, et ce n'est pas le mien. {Octavio retiré sa main et se recule.) Oh! si vous aviez été droit et sincère, jamais les choses n'en seraient venues là; elles seraient tout autres à présent. Il n'aurait pas pris cette terrible décision; les bons auraient conservé l'empire sur lui, et il ne serait pas tombé dans les pièges des méchants. Pourquoi vous êtes-vous, comme un voleur ou comme un malfaiteur, glissé secrèlement et avec astuce derrière lui pour l'épier? Fatale fausseté! mère de tous les maux, c'est toi qui nous jettes dans la désolation, qui nous perds. La noble vérité, protectrice de l'homme, nous aurait tous sauvés. Mon père, je ne puis vous excuser, non, je ne le puis. Le duc m'a cruellement trompé, mais vous, vous n'avez guère mieux agi,

OCTAVIO. Mon fils, hélas ! je pardonne à ta douleur.

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