SCÈNE IV
Les Précédents ; WALLENSTEIN, ILLO.
WALLENSTEIN. Tout est tranquille encore dans le camp?
iLLO. Tout est tranquille.
WALLENSTEIN. Dans peu d'heures nous recevrons de Prague la nouvelle que cette capitale est à nous. Alors nous pourrons jeter le masque, annoncer aux troupes qui sont ici la démarche qui a été faite et son résultat. Dans de telles circonstances, l'exemple fait tout : l'homme est un être imitateur, et celui qui marche en avant conduit le troupeau. Les régiments de Prague s.ivent seulement que les troupes de Pilsen nous ont rendu hommage, et de Pilsen on nous prêtera serment, parce que Prague a donné l'exemple. — Buttler, distu, s'est déjà déclaré?
iLLO. De son propre mouvement, sans y être invité, il est venu lui-môme vous offrir son régiment.
WALLENSTEIN. Il ne faut donc pas croire, je le vois, à cette voix du cœur qui nous donne de secrets avertissements. Souvent, pour nous tromper, l'esprit de mensonge imite l'accent de la vérité et nous donne des oracles imposteurs. Ainsi, je demande pardon à ce digne