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BUTTLER. Lui OU iTioi ; il a vu son dernier matin
GORDON. Voulez-vous le tuer !
BUTTLER. C'est mon dessein.
GORDON. Lui qui se repose sur votre fidélité !
BUTTLER. C'est SOU mauvais sort.
GORDON. La personne sacrée du général !...
BUTTLER. Il ne l'est plus.
GORDON. Aucun crime ne peut effacer en lui ce qu'il a été. Et sans jugement?...
BUTTLER. L'exécution tiendra lieu de sentence.
GORDON. Ce serait un assassinat et non un acte de justice, car la justice doit aussi entendre les plus coupables.
BUTTLER. Le crime est évident, l'empereur a jugé, et nous ne faisons qu'exécuter sa volonté.
GORDON. Il ne faut pas se hâter d'obéir à un arrêt sanglant ; on rétracte une parole, mais on ne peut rendre la vie.
BUTTLER. Les scrvitcurs empressés plaisent aux rois.
GORDON. Un homme de cœurne veut pas faire le service de bourreau.
BUTTLER. Un homme courageux ne tremble pas de- Tant une action hardie.
GORDON. On expose avec courage sa vie, mais non pas sa c nscience.
BLiTTLER. Quoi ! faut-il le laisser libre d'allumer de nouveau la flamme d'une guerre qui ne pourra plus s'éteindre ?
GORDON. Faites-le prisonnier, mais ne le tuez pas. N'anéantissez pas par un acte sanglant tout espoir de miséricorde.
BUTTLER. Si l'armée de l'empereur n'avait pas été battue, nous pourrions le retenir vivant.
GORDON. Oh! pourquoi lui ai-je ouvert cette forteresse ?
BUTTLER. Ce n'est pas le lieu, c'est la destinée qui cause sa mort.