‹ ThéâtreChapitre 169 sur 286 · ACTK IV, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTK IV, SCÈNE VI

àORDON. J'aurais succombé honorablement sur ses remparts en défendant la forteresse de l'empereur.

BL'ïTLER. El des milliers de braves gens auraient péri !

GORDON. En faisant leur devoir. Une telle mort honore l'homme; mais la nature a maudit le noir assassinat.

BUTTLER, montrant un écrit. Voici l'ordre qui nous prescrit de nous emparer de lui ; il s'adresse à vous comme à moi. Voulez-vous répondre des suites, si par notre faute il s'échappe et rejoint les ennemis?

GORDON. Moi ! pauvre homme sans pouvoir ! ô Dieu !

BUTTLER. Prenez le fait sur vous; chargez-vous des suites; arrive que pourra, je mets tout sur votre compte.

GORDON. 0 Dieu du ciel !

BLTTLER. Savez-vous un autre moyen d'accomplir la volonté de l'empereur? Parlez, car je veux le renverser, mais non le détruire.

GORDON. 0 Dieu ! je vois aussi clairement que vous ce qui peut arriver, mais mon cœur n'a pas les mômes sentiments.

BUTTLER, Il faudra aussi que cet Illo et ce Terzky périssent si le duc succombe.

GORDON. Ah ! ce ne sont pas ceux-là que je regrette. C'est la perversité de leur cœur et non la puissance des astres qui les a entraînés; ce sont eux qui ont jeté dans son âme paisible le germe des mauvaises passions, qui avec une maudite vigilance ont nourri en lui ce finit de malheur. Puissent-ils recueillir bientôt la récompense de leurs funestes services !

BUTTLER. Aussi la mort les atteindra-t-elle avani lui. Tout est déjà préparé. Ce soir, au milieu de U joie d'un festin, nous comptons nous emparer d'eui et les conduire au château ; mais j'avais un plus court parti. Je vais à l'instant donner les ordres nécessaires.

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