‹ ThéâtreChapitre 170 sur 286 · SCÈNE YIl · texte numérisé non relu

SCÈNE YIl

Us Précédents, ILhO, TERZKY.

TERZRY Bientôt tout va prendre une autre înar-' elle ; demain douze mille braves Suédois arrivent ici, et puis droit à Vienne. Allons, mon vieux camarade, ne montrez pas à cette bonne nouvelle un visage si sévère.

ILLO. C'est maintenant à nous à prescrire des conditions, à nous venger des perfides, des misérables qui nous ont abandonnés. L'un d'eux, Piccolomini, a déjà expié sa conduite. Puisse-t-il en arriver autant à tous ceux qui ont de mauvaises intentions envers nous ! Ce combat sera triste pour le vieux Piccolomini ; il s'est tourmenté toute sa vie pour ériger le titre de comte que porte sa maison en celui de prince, et le voilà qui enterre son fils unique.

BUTTLER. Le sort de cet héroïque jeune Iiomme est malheureux; le duc lui-même en est touché, on le voit bien.

ILLO. Écoutez, mon vieil ami, voilà ce qui ne m'a jamais plu dans le général ; c'était pour moi un perpétuel chagrin : il a toujours préféré ces Italiens, et maintenant encore, je le jure sur mon âme, il nous verrait volontiers mourir dix fois s'il pouvait faire revivre son ami.

TERZKY. Silence ! silence ! n'en parlons plus ; laissons les morts en paix. Aujourd'hui, il s'agit d'eni\rer les vivants ; votre régiment veut nous donner une iête, nous passerons une joyeuse nuit de carnaval, et, quand Tiendra le jour, nous attendrons l'avant-garde suédoise le verre à la main.

ILLO- Oui, soyons gais aujourd'hui, car dans peu de jours nous aurons chaud; celte épée ne se reposera pas avant de s'être baignée dans le sangautricliien.

GORDON. Fil monsieur le feld-maréchal, quel dis-

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