‹ ThéâtreChapitre 172 sur 286 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

BUTTLER et GORDON.

GORDON, les sttirant des yetix.Lesma\hemeux\ Avec quelle imprévoyance ils vont, dans l'aveuglement, dans l'ivresse de leur triomphe, se jeter dans le piège qui leur est tendu ! Je ne puis les plaindre. Quel arrogant et présomptueux scélérat que cet Illo, qui veut se baigner dans le sang de son empereur î

BUTTLER. Faites ce qu'il vous a ordonné; envoyez des patrouilles ; veillez à la sûreté de la place... Dès qu'ils seront montés au château, je le fermerai, afin que dans la ville on ne puisse rien entendre de ce qui s'y passera.

GORDON, avec inquiétude. Oh ! ne vous hâtez pas tant; dites-moi d'abord...

BUTTLER. Vous l'avcz culcndu, la matinée de demain appartient aux Suédois. Nous n'avons que celte nuit à nous ; ils marchent vite, prévenons-les. Adieu.

GORDON. Hélas ! vos regards ne m'annoncent rien de bon. Promettez-moi...

BUTTLER. Le soleil est couché; une nuit fatale s'avance... ses ténèbres font leur sécurité. Leur mauvaise étoile les livre sans défense entre nos mains. Au milieu de leur ivresse et de leur présomption, le fer aigutran

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