‹ ThéâtreChapitre 237 sur 286 · SI · texte numérisé non relu

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silence dans ce conseil. Mais parce que je suis jenne et que je n'ai pas éprouvé beaucoup de choses, ne n>éprisez point mes paroles et mes avis. Ce n'est pas l'eraporlement de la jeunesse qui m'anime; c'est la violence de raâ douleur, une douleur qui attendrirait des rochers. Vous-mêmes vous êtes pères et chefs de famille, vous désirez avoir un fils vertueux qui honore vos cheveux blancs, et qui garde avec soin la prunelle de vos yeux. Quoique vous n'ayez encore rien souffert dans votre personne ni dans vos biens, quoique vos yeux tournent encore dans leur orbite, ne restez pas étrangers à notre douleur. L'épée de la tyrannie est aussi suspendue sur votre tête. Vous avez voulu soustraire le pays à la domination de l'Aulriche ; mon père n'a pas eu d'autre tort : vous êtes coupables comme lui, et vous subirez la même peine.

STAUFFACHER, à Walthcr Furst. Décidez ; je suis prêt à vous suivre.

WALTHER FURST. Il faut savoir quelle est la pensée des nobles seigneurs de Sillinen et d'Attinghausen. Leur nom, je pense, nous vaudra des amis.

MELCiiTHAL. Quel nom dans nos montagnes est plus respectable que les vôtres? Le peuple aune vraie conflance en de tels noms, et ils ont de l'autorité. Vous avez reçu de vos pères un abondant héritage de vertus, et vous l'avez vous-mêmes richement augmenté. Qu'avons-nous besoin des gentilshommes ? Achevons seuls notre entreprise. Que ne sommes-nous seuls dans le pays ? nous saurions bien, je crois, nous défendre nousmêmes.

STAUFFACHER. Lcs uobles uc partagent pas nos malheurs ; le torrent qui a dévasté le vallon n'a pas encore atteint les collines. Cependant leurs secours ne nous manqueraient pas, s'ils voyaient le pays en armes.

WALTHER FURST. S'il y avait un arbitre entre l'Autriche et nous, la justice et les lois résoudraient la question ; mais celui qui nous opprime, c'est notre empe-

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