‹ ThéâtreChapitre 243 sur 286 · SCÈNE n · texte numérisé non relu

SCÈNE n

Une prairie entourée de forêts et de rochers élevés. Sur les rochers sont des sentiers bordés de balustrades et des échelles par où l'on voit descendre les habitants. Dans le fond on aperçoit un lac audessus duquel s'élève un arc-en-ciellunaire. La perspective est terminée par de hauies montagnes derrière lesquelles s'élèvent des pics de glace. Il est complètement nuit ; seulement la claité de la lune brille sur le lac et sur les glaciers.

MELCHTHAL, BAUMGARTEN, MEIER DE SARNEN, BUR- KHARD DE BUHEL, ARNOLD DE SEWA, iMCOLAS DE FLUE, STRUTH DE WliNKELRlED et quatre autres habitants, tous armés.

MELCHTHAL, derrière la scène. Le chemin s'élargit ; suivez-moi bravement, je reconnais le rocher et la petite croix qui le surmonte; nous sommes au bout. Voilà le Rutli. {Ils arrivent avec des torches.)

WINKELRIED. ÉcOUtCZ.

SEWA. Tout est désert.

MEIER. 11 n'y a encore aucun compatriote ici. Nous autres gens d'Unterwald, nous arrivons les premiers,

MELCHTHAL. La uuit est-eîîe avancée?

BAUMGARTEN. Le veilltur de Selisberg vient de crier deux heures. {On entend imner dans le lointain.)

MEIER. Silence! écoutons!

BUHEL. C'est la cloche de la chapelle des bois qm sonne matines sur l'autre bord, dans le pays de Schwit2.

FLUE. L'air est pur et porte le son au loin

MELCHTHAL. Allez et allumez des branchages po^>

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