SCÈNE n
Les Précédents; UN DOMESTIQUE; un instant aprii, UiN COURRIER.
OCTAVIO. Qu'ya-t-il?
LE DOMESTIQUE. Un coufrier attend à la porte.
OCTAVIO. De si bonne heure! Qui est-il? d'où ^ent-il?
LE DOMESTIQUE. Il n'a pas voulu me le dire.
OCTAVIO. Faites-le entrer. N'en parlez pas. {Le domeszique sort. Un cornette entre.) C'est vous, cornette? Vous venez de la part du comte Galas? Donnez-moi la lettre.
LE CORNETTE. Je n'ai qu'une commission verbale. Le général a craint...
OCTAVIO Qu'est-ce?
LE coRNi-TTE. Il VOUS fait dire... Puis-je parler ici Jibrement?
OCTAVIO. Mon 11! s sait tout.
LE CORNETTE. Nous le tcnous !
OCTAVIO. Qui donc?
LE CORNETTE. L'entremetteur Sesine.
OCTAVIO, vivement. Vous l'avez?
LE CORNETTE. Le capitaine Mohrbrand l'a sai&î avanîhier dans la forêt de la Bohême, comme il était en roule pour porter à Ratisbonne des dépêches aux Suédois.
OCTAVIO. Et ces dépêches?...
LE CORNETTE. Le général les a sur-le-champ en- ■voj'ées à Vienne avec le prisonnier.