‹ ThéâtreChapitre 89 sur 286 · ACTE V, SCÈM · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈM

ocTAVio. Enfin, enfin! Voilà une grande nouvelle. Cet homme esl pour nous une capture précieuse qui peut amener des événements importants. A-t-on trouvé beaucoup de choses sur lui?

LE CORNETTE. Six paquets sccllés dcs armcs de Tcrzky.

CCTAVio. Rien de la main du prince?

lE CORNETTE. Non pas, que je sache.

OCTAVIO. Et Sesine?

LE CORNETTE. Il a paru très-effrayé lorsqu'on lui a dit qu'il irait à Vienne. Mais le comte Altriiiger a cherché à lui faire concevoir de bonnes espérances s'il voulait tout révéler.

OGTAViO. Altringer esl-il auprès de votre général? On m'avait dit qu'il était malade à Liniz.

LE cOftNETTE. Depuis trois jours il est à Frauenberg, chez le général. Ils ont déjà rassemblé soixante drapeaux, des troupes choisies, et vous font savoir qu'ils n'attendent plus que vos ordres.

ocTAVio. En peu de jours il peut arriver bien des choses. Quand devez-vous partir?

LE CORNLTTE. J'attends vos ordres.

OCTAVIO. Restez jusqu'à ce soir.

LE CORNETTE. Bien. [Il veut sortir.)

OCTAVIO. Personne ne vous a-t-il vu ?

LE CORNETTE. Personne. Les capucins m'ont, comme d'habitude, introduit par la petite porte du cloître.

OCTAVIO. Allez, reposez-vous et tenez-vous caché. Je pense pouvoir vous expédier ce soir même. Les affaires touchent à leur dénoûment; le jour qui se lève est un jour fatal. Avant qu'il soit Qui, une destinée doit être résolue.

{Le cornette sort,)

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