RIGI3ARD
Pourquoi ?
Parce que si nous nous apercevons que nous sommes faits Tun pour Tautre et si nous en restons là, ce sera pour éprouver des regrets considérables.
RICnARD
•Allons donc! je connais une personne qui était tout à fait persuadée que j'étais indispensable à son bonheur à venir... Eh, bien, maintenant elle est très heureuse avec un monsieur très différent.
MADELEINE
Il est peut-être mieux que vous...
RICUARD
Il est très bien. C'est un juge suppléant au parquet de Limoux ; ainsi, vous voyez !
MADELEINE
Merci, au moins vous êtes encourageant.
MADAME CQADEAUX, qui est descendue.
Madeleine?
MADELEINE
Maman?
(Richard remonte au fond et va parler à la vieille marquise de Saint-Puy et Lignières.)
MADAME CUADEAUX, bas.
Quand tu voudras partir...
MADELEINE
Non, j'aiencore à causer.
MADAME CHADEAUX
Il te plaît ?
MADELEINE
Je ne sais pas.
MADAME CUADEAUX
Il n'est pas inconvenant avec toi, au moins?...
MADELEINE
Oh I maman...
MADAME CHADEAUX
Sait-on! Ils sont tellement hurluberlus dans cette fômille... Cette mère...
MADELEINE, bas.
La voilà.
IRÈNE
Comme elle est jolie votre Madelon... Et Tair si bon, si droit
LOUIS
Et si gai 1
MADAME CHADEAUX
C'est une enfant.
LOUIS
Oh! quelle mauvaise raison! Ainsi, moi, depuis l'âge de dix-sept ans, je suis mélancolique, sombre, taciturne...
IRÈNE, riant.
Ne désespérez pas, jeune homme, la jeunesse vient
avec l'âge I . . . (Gaminement à la marquise de Saint- Puy qui s'approche.)
N'est-ce pas, marquise?
LA MARQUISE
Je n'ai pas entendu... Je suis un peu distraite, vous îé savez.