SCÈNE VII Les Mêmes, IRÈNE
RYSBERGUE IRÈNE
RYSBERGUE, d'un air détaché.
Tu liens à sortir?
IRÈNE
Pas le moins du monde... même, si cela peut te faire plaisir que je reste?... Je n'avais rien à faire.
RYSBERGUE
C'est ça... Seulement c'est impoli ce que je te fais faire là.
IRÈNE
Pourquoi donc ?
KYSBERGUE
Je viens de rencontrer Georget qui m'a dit qu'il te devançait dans l'allée des noisetiers... Il va t'altendre, ce pauvre garçon.
IHÈNE
Oh ! bien ! il se promènera tout seul; il a l'habitude.
(Elle enlève son chapeau.) RYSBERGUE
C'est égall... Tiens, pendant que vous allez vous réconcilier, ton fils et toi, — car je ne vous conseille pas de rester sur des malentendus, — je vais lui tenir compagnie, à Georget... J'ai des choses à lui dire... et l'on bavardera avec ce bon petit jeune homme.
IRÈNK, inquiète, regarde son fils. D'un air indifférent à son mari.
Mais, je croyais que vous n'aviez jamais de conversation sérieuse ensemble.
RYSBERGUE
On change... Nous manquions de sujets... (ii va à son tusii
comme pour le remettre en bandoulière.) AIIOUS.
(Il se dirige vers la porte.)
IRENE, se levant en sursaut.
Je t accompagne.
RYSBERGUb:
Tu avais décidé de ne pas sortir.
J'aime autant t'accompagner. Nous n'avons, je t'assure, Uichard et moi, plus ri^n à nous dire.
RYSBERGUE
Tu vois, Richard, comme tu rends ta mère nerveuse... et craintive de tout.
IRÈNE
Craintive, pourquoi?
RYSBERGUE, pose son fusil. Il se met entre Irène et Richard et le prend par les épaules.
Voyons... vous avez des querelles ? Ce n'est pas bien. Racontez -moi ça, hein? On n'a rien de caché pour moi, n'est-ce pas?
RIGllARD, essayant de rire.
Des discussions de domestiques, qu'est-ce que ça peut te faire?
IRÈNE, avec un sourire contracté.
Oui, n'est-ce pas, Richard?...