‹ Théâtre impossibleChapitre 145 sur 201 · FUCUS, LE PRINCE · texte numérisé non relu

FUCUS, LE PRINCE

Fuchs, c’est toi que je cherchais.

FUCHS

Monseigneur m’honore !

LE PRINCE

Tu es savant, toi !

FUCHS

Mon Dieu, monseigneur....

LE PRINCE

Pas de fausse modestie : tu sais tout.

FUCHS

Puisqu’il faut absolument l’avouer à Votre Altesse.... oui.

L’ÉDUCATION D’UN PRINCE. -

LE PRINCE

Alors, explique-moi comment, en quoi, et par quoi j’ai fait une sottise. Il paraît que j’ai été ridicule. Tu as vu comme mon père me traitait.

J’ai le cœur tout froissé ce matin. Je n’ose plus lever les yeux sur ma femme. Que dis-tu de tout cela, toi qui es docteur?

Je dis, monseigneur, que les temps sont accomplis. Il y aura prochainement du nouveau.

Et j’ose prophétiser à Votre Altesse qu’elle goûtera sous peu des contentements ineffables.

• le prince , avec intérêt.

Ah!

FUCHS

Votre Altesse est entrée hier soir dans les doux liens du mariage.

le prince, avec ennui.

Oui, oui; je sais.

FUCHS

Or, qu’est-ce que le mariage ?

LE PRINCE

Parle !

FUCHS

Une sorte de paradis sur terre. Le rapprochement chaste et pieux de deux âmes croyantes

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