‹ Théâtre impossibleChapitre 151 sur 201 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

LE PRINCE

Va pour un homme !

• SCHNAPS

Oui , vertuchoux ! un homme ! Qu’est-ce que j’allais dire?... ah !... Deuxièmement, Votre Altesse a donné sa main à une femme.

Pour le coup , je dirais à une princesse.

LE PRINCE

Non , Fuchs. A la plus belle , à la plus douce , à la plus spirituelle , à la plus aimable de toutes les femmes.

SCHNAPS

Certainement, certainement. Et quand je disais une femme tout court , c’était pour simplifier la démonstration.

LE PRINCE

Alle2 toujours !

SCHNAPS

Nous y voilà. Je me résume , Monseigneur.

Vous êtes un ' homme , la princesse est une femme, on vous a mariés hier matin l’un à l’autre, et mille canons, en avant, marche! (Il s'essuie le front.)

LE PRINCE

Hé bien , quoi ?

L’ÉDUCATION D’UN PRINCE

SCHNAPS

Comment , quoi ?

FUCHS

Oui , quoi ?

SCHNAPS

Je croyais m’être bien expliqué. Y a-t-il quelque chose que Votre Altesse n’ait pas compris?

LE PRINCE

J’ai tout compris, général.

FUCHS

Moi aussi.

LE PRINCE

Mais je reste aussi ignorant que je l’étais.

FUCHS

Et moi , donc !

SCHNAPS

Oh !

LE PRINCE

Vous n’avez pas la prétention de m’apprendre que je suis marié. Or vous ne m’avez pas dit autre chose. Enseignez-moi ce que je dois faire désormais pour que ni le peuple, ni la cour, ni mon père, ni la princesse n’aient l’occasion de se rire de moi. '

FUCHS

Voilà ce qu'il faut nous enseigner.

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