FUCHS, SCHNAPS, LE ROI, LE PRINCE
le roi , entrant par h fond.
( D'un ton sévère.) Général !
SCHNAPS
A l’autre, maintenant !
LE PRINCE
Ouel dommage !
LE ROI
Général , j’ai assisté a cet entretien , et j’en suis honteux pour vous.
SCHNAPS
Sire....
LF. ROI.
Je vous aurais donné à pendre dès le matin , si j’avais su que vous aviez si peu de ressources dans l’esprit.
SCHNAPS
Hélas ! sire; ce n’est pas ma faute si monseigneur est trop bien élevé.
LE ROI
Taisez-vous et écoutez. C’est moi qui achève-
L’ÉDUCATION D'UN PRINCE
rai devant vous l’éducation du prince. Rien n’est plus facile en vérité, et je prétends vous donner une leçon.... Mon fils....
FUCHS
Sire, vous ôtes le plus grand homme des temps modernes. (Avec expansion .) Nous ne serons point pendus !
LE ROI
Vous le serez si je le trouve agréable. Le plus beau privilège d’un roi absolu c’est de pendre ceux qu’il lui plaît, et de ne dépendre de personne.... (Au prince.) Mon fils.... (A Schnaps.) Je comprends qu’un Fuchs, un homme d’esprit étroit et d’éducation mesquine reste court en pareille matière. Mais un homme tel que vous, général Schnaps ! un militaire ! un père de famille ! Que dis-je ! un lovelace ! Ah ! par ma couronne , c’est trop fort !
SCHNAPS
Sire....
LE ROI
Vous répondrez quand j’aurai fini. (Au prince.) Mon fils ! (A Schnaps.) Remarquez , s’il vous plaît, la simplicité de mon début. Je ne vais pas chercher des métaphores ridicules et ampoulées.
(Au prince.) Mon fils.... (A Schnaps.) Le beau mé-