‹ Théâtre impossibleChapitre 153 sur 201 · FUCHS, SCHNAPS, LE ROI, LE PRINCE · texte numérisé non relu

FUCHS, SCHNAPS, LE ROI, LE PRINCE

le roi , entrant par h fond.

( D'un ton sévère.) Général !

SCHNAPS

A l’autre, maintenant !

LE PRINCE

Ouel dommage !

LE ROI

Général , j’ai assisté a cet entretien , et j’en suis honteux pour vous.

SCHNAPS

Sire....

LF. ROI.

Je vous aurais donné à pendre dès le matin , si j’avais su que vous aviez si peu de ressources dans l’esprit.

SCHNAPS

Hélas ! sire; ce n’est pas ma faute si monseigneur est trop bien élevé.

LE ROI

Taisez-vous et écoutez. C’est moi qui achève-

L’ÉDUCATION D'UN PRINCE

rai devant vous l’éducation du prince. Rien n’est plus facile en vérité, et je prétends vous donner une leçon.... Mon fils....

FUCHS

Sire, vous ôtes le plus grand homme des temps modernes. (Avec expansion .) Nous ne serons point pendus !

LE ROI

Vous le serez si je le trouve agréable. Le plus beau privilège d’un roi absolu c’est de pendre ceux qu’il lui plaît, et de ne dépendre de personne.... (Au prince.) Mon fils.... (A Schnaps.) Je comprends qu’un Fuchs, un homme d’esprit étroit et d’éducation mesquine reste court en pareille matière. Mais un homme tel que vous, général Schnaps ! un militaire ! un père de famille ! Que dis-je ! un lovelace ! Ah ! par ma couronne , c’est trop fort !

SCHNAPS

Sire....

LE ROI

Vous répondrez quand j’aurai fini. (Au prince.) Mon fils ! (A Schnaps.) Remarquez , s’il vous plaît, la simplicité de mon début. Je ne vais pas chercher des métaphores ridicules et ampoulées.

(Au prince.) Mon fils.... (A Schnaps.) Le beau mé-

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