SCENE II
GÉRARD, puis JORGAN.
GÉRARD, froissant un papier.
Cette lettre me brûle les doigts.
« Youlez-vous surprendre une chose qui vous intéresse particulièrement ? soyez un peu avant minuit
18i EN PUISSANCE DE MARI.
devant la petite grille du parc où vous avez passé la soirée d'hier. Si on ne vous voit pas, vous verrez. » Pas de signature. Écriture inconnue. — Vojons, du sang-froid. Cette lettre est évidemment d'un ennemi, — ennemi à elle ou à moi, qui peut mentir, qui peut se tromper. Malgré ce que j'ai vu cette nuit... Elle est là. — Oui, elle m'avait dit que, la fête ayant mis le château sens dessus dessous, elle passerait deux ou trois nuits dans le pavillon. — Voyons, du calme. Parce que les femmes que j'ai connues avant elle ont été fausses, ce n'est pas un motif pour qu'elle le soit comme elles. Non! à moins d'une certitude...
Jorgan sort du parc, une boite ù la main. JORGAN.
Tiens, c'est vous, Bréhal? Est-ce que vous avez passé la journée à Brévannes?
GÉRARD
En effet...
Jor. G AN.
Retournez-vous à i'aris dans ce moment?
r. ÉRARD.
Pas encore.
lORGAN.
Je vous aurais proposé de faire route ensemble.
GÉRARD
Vous partez?
Oui Adieu.
GÉRARD
Au revoir?