SCENE II
NOËL, LE DUC
LE DUC
Comment se fait-il que cette porte...
A peine est-il entré que Noël ferme vivement la porte. Le duc se retourne au bruit, et se trouve en face de Noël l'épée haute.
Ah!
NOËL
Je vais vous tuer. Je le ferai sans hésitation. C'est une nécessité. Je ne me venge pas. J'oublie ce que vous avez été pour moi. Vous avez voulu me faire tuer par lui. Vous m'avez fait haïr de lui. Vous m'avez condamné à le livrer moi-même. N'importe! Tout ce que j'ai souffert, je vous le pardonne. Je ne vous pardonne pas ce qu'il a souffert, lui. Mais ce n'est pas le
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passé que je veux punir, c'est l'aveiiir que je veux changer. Je ne suis pas comme vous, moi, je ne crois pas que les enfants soient au monde pour le plaisir des pères. Quand Max ne serait pas mon fils, c'est moi qui l'ai précipité où il est, c'est donc à moi de l'en tirer. Puis-je le faire autrement? Non. Il est en prison. Il est malade. Il est désespéré. Je le sais. Vous comprenez que j'ai trouvé moyen d'avoir de ses nouvelles. Et ce sera ainsi jusqu'à votre mort. Il est donc nécessaire que vous mouriez. C'est vois qui l'avez voulu. Je ne vous ai pas forcé de le torturer. A cette heure vous me promettriez d'être bon pour lui, une fois hors de ma main vous ne vous croiriez pas engagé par une promesse arrachée. Et où retrouverais-je cette occasion perdue? Vous voyez bien que je n'ai pas d'autre moyen de sauver mon enfant. Indiquez-m'en un autre et je vous laisse sortir. Vous reconnaissez qu'il n'y en a pas. Donc, c'est dit. Pas de duel, je n'ai pas peur pour moi, vous savez bien que je ne suis pas lâche, mais vous pourriez avoir la chance, et Max vous serait livré. Je n'ai pas le droit d'être scrupuleux à ses dépens. Vous ne dites pas un mot?
LE DUC
Vous espériez que je vous demanderais grâce?
NOËL
Vous ne m'insultez pas?
LE DUC
A quoi bon? Vous savez ce que vous faites. Je ne vous apprendi ais rien.