‹ Théâtre inéditChapitre 242 sur 246 · ACTE TROISIÈME, SECONDE PARTIE · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME, SECONDE PARTIE

Lorsque je dis mon nom, l'atelier et la ferme. Autrefois, je n'avais encore que volé, J'ai voulu revenir au bien, je suis allé Partout, on m'a partout refusé de l'ouvrage. Alors le besoin s'est augmenté de la rage Et je suis devenu de voleur meurtrier.

Oh! si je pouvais être un honnête ouvrier!

Tu le seras!

l'envie.

Tu veux du travail? Quel délire!

Le trésor t'est ouvert !

LE CONDAMNÉ, au Mot.

Parle, toi.

Sais-tu lire?

LE CONDAMNÉ

Non.

Je te l'apprendrai.

LE CONDAMNÉ

Tu veux donc que je sois Un homme comme un autre?

l'envie.

A présent, tu nous crois?

le condamné, montrant le Mot.

Je le crois.

l'envie.

Donc, le mal désormais est le maître.

J'espère que tu vas gaîment tout te permettre!

LE CONDAMNÉ, étonné.

Comment?...

l'envie.

Bois donc, mon cher. Le vin est rouge aussi. On fait tout ce qu'on veut et sans aucun souci. Comme tu vas tuer maintenant!

LE CONDAMNÉ

Pourquoi faire ?

l'envie.

Pourquoi le faisais-tu jusqu'ici?

le CONDAMNÉ.

Par misère Et par fureur. J'ai bien souffert, va. Tout petit Ma mère me battait quand j'avais appétit. Personne ne m'aimait; je prenais tout en haine. J'ai volé pour manger — et pour voler. Ma peine Finie, on m'a jeté dehors. Pas de travail. J'eS'rayais les enfants comme un épouvantail Les moineaux. Je crois bien, je m'effrayais moi-même! Voilà comment j'ai fait le mal. Mais si l'on m'aime, Si l'on est bon pour moi, si je peux travailler, Si celui-ci vraiment veut bien me conseiller Er m'instruire, à qui donc en voudrai.s-je? Vous êtes Bon.s, je vous veux du bien! On adoucit les bêtes Avec une caresse et deux mots d'amitié.

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