‹ Théâtre inéditChapitre 37 sur 246 · ACTE DEUXIEME. ho · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME. ho

Sur ce point que la chose avant tout désirable, C'est que nous effacions, de manière durable, Le passé, quel qu'il soit. Certe, une des façons Possibles, c'est de fondre en une nos maisons. Votre demande, duc, nous fait honneur et joie. Mais avant de répondre il convient que je voie Ma nièce, dont je dois suivre ici le penchant, Et mon frère. J'y vais, et j'irai sur-le-champ Chez vous.

LE DUC JEAN

Merci, milord.— S'ils consentent, laguerre Pouvant nous appeler demain, nous n'aurions guère Le temps d'un mariage avec pompe et fracas; Pour ne point ajourner notre alliance, — au cas Où cela vous plairait, le mieux serait peut-être Un mariage simple en attendant; un prêtre Recevrait les serments, et la solennité Serait remise après le péril évité.

Pour laisser tout son lustre à cette grande fête, La première union pourrait rester secrète. Ce mariage-là se ferait aussitôt Qu'on le voudrait.

LE COMTE

Demain.

LE DUC JEAN

Demain.

LE COxMTE.

Quant à la dot,

56 FORMOSA

Je m'en charge, et, la main sur ma lame loyale, Je vous déclare ici qu'elle serait — royale.

LE DUC JEAN

Oh! milord! — A bientôt!

Il sort.

LE COMTE, puis HELEN.

LE COMTE. Il va vivement à une porte ot appelle.

Ilelen ! viens, s'il te plaît

Marchant.

Non, il n'oserait pas railler. Sa voix tremblait En me parlant. J'ai vu sur son front une goutte De sueur.

Entre Helen.

Viens l'asseoir que nous causions.

HELEN

J'écoute.

LE COMTE

As-tu pensé parfois, quand l'esprit va rêvant, Au mariage?

HELEN

Au mien?

LE COMTE

Au tien.

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