‹ Théâtre inéditChapitre 80 sur 246 · SCENE VU · texte numérisé non relu

SCENE VU

GÉRARD, puis MARCELLE.

GIÎRARD.

Plus personne. (U va pour cuelIlir une rose à un rosier qui couvre le mur et dont les hautes branches retombent sur la fenêtre.) NOU ;

celle-ci qui est au-dessus de la fenêtre et sous

laquelle elle s'est accoudée hier : il doit y avoir dans le parfum quelque cho^e de son haleine, (ii e^mpe au mur.) C'est haut, mais j'y arriverai.

tne main sort de la fenêlre el abaisse la branche. MARCELLE, paraissant.

Tenez.

GÉRARD

Madame, vous étiez encore là?

MARCELLE

Vous me croyiez partie? Alors vous êtes donc un voleur que vous profitez de l'absence des gens pour piller leurs rosiers?

GÉRARD

Excusez-moi.

MARCELLE

Vous aimez donc bien les roses?

GÉRARD

Celles qui vous ont respirée. (U va pour cuelllir la rose, Marcelle In lui retire.)

MARCELLE

Vous êtes galant. Vous feriez mieux d'être sincère et de dire que vous désirez cette fleur pour sa

beauté. (Elle abaisse la branche.)

GÉRARD

Je suis sincère, et je dis que je la désire pour votre beauté.

MARCELLE

Je commence à croire qu'en effet vous n'aimez pas

les roses. (EUeliche la branche qui remonte.)

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