‹ Theatre italien de M. de Florian (volume 2)Chapitre 80 sur 108 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

PHANOR, BIRENE.

PHANOR

E s t - c e donc vous , Birene ?

Mes yeux ne me trompent-ils pas ?

BIRENE.

L’ardeur de vous servir conduit ici mes pas.

Je n’ai point regret à ma peine ,

Si vous me revoyez avec quelque plaisir ,

Si vous daignez sur-tout vous souvenir

LE BAISER

Que j’instruisis votre jeunesse A commander aux éléments.

Vous l’avez oublié , seigneur , depuis long-temps Un des malheurs de la vieillesse ,

C’est de voir les amis fuir avec les beaux ans.

Vous m’outragez. Ah ! gardez-vous de croire Que vos bienfaits et ce que je vous dois Sortent jamais de ma mémoire.

Je le desire, et je le crois:

Mon amitié du moins ne s’est pas affoiblie.

J’ai su que la belle Zélfe Vous dédaignoit pour un autre vainqueur t Et je viens vous offrir, seigneur ,

De réunir mon art avec votre science Pour amener cet insensible cœur A reconnoître enfin votre puissance, p H A n o R.

Il est vrai , j’aime ; et l’objet de mes feux A méprisé mes soupirs et mes vœux.

Mais j’en saurai tirer vengeance :

Zclie est prisonnière en cette horrible toun Elle ne reverra le jour

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