ACTE III, SCENE IV
Qu’en réparant par son obéissance
L’outrage fait à mon amour.
Pensez-vous que la violence Soit un moyen de la fléchir ?
Non , non , seigneur; en vous faisant haïr,
Vous prolongez sa résistance ;
En vain vous la faites souffrir ,
L’amour soutiendra son courage ;
Elle chérira davantage L’amant que l’on veut lui ravir.
Tous vos efforts tournent contre vous-même ;
Vous avez beau défendre au jour De pénétrer dans cette obscure tour ,
L’objet de son amour extrême N’en est pas moins devant ses yeux.
Le cœur n’a pas besoin de la clarté des deux Pour voir toujours celui qu’il aime.
Mais je suis sûr du moins qu’aux yeux de son amant Pour jamais j’ai su la soustraire.
Je le crois; cependant l’amour est téméraire ,
Et vous devez trembler à chaque instant.
ISÔ L E B A I S E R.
DUO
Je suis vieille, et je suis femme ; Croyez que le temps nous instruit, p H A n o R.
Je suis jaloux; et l’ardeur qui m’enflamme , Jointe à mon pouvoir, me suffit.
De l’amour j’ai connu la flamme ;
Je sais combien elle donne d’esprit, p H a n o r .
Vous savez que par ma puissance Je'regne sur les éléments;
L’enfer obéit en silence A mes moindres commandements.
Je partage votre puissance,
Je régné sur les éléments;
L’enfer obéit en silence A mes moindres commandements, p H a n o R.
Tout est soumis à mon empire.
Tout est soumis à notre empire.
Eh bien...