SCENE V I I
NISIDA, CLÉANTE, NÉBINE,
ARLEQUIN
arlequin.
B ON jour, ma chere enfant; je te souhaite une bonne fête : mais tu n’auras ton bouquet que ce soir, parceque je veux te surprendre. Je t’ai fait des couplets ; nous aurons de la musique , feu d’artifice, illumination: tu verras, tu verras quelque chose à quoi tu ne t’attends pas.
Comment ! mon pere , vous avez la bonté...
arlequin.
Ne me questionne point, parceque je ne veux pas que tu saches un seul mot de tout cela. D’ailleurs, j’ai à te
î66 LE BON PERE, parier d’affaires plus importai! tes, que, grâce au ciel, je viens de terminer.
CiéanteetNérineysont pour quelque chose, ainsi je peux m’expliquer devant eux. Tu connois bien ce jeune marquis d’ Yrville , dont tout le monde dit du bien , que tu m’as souvent vanté toi-même, et qui tefaitunpeulacour depuis quelques mois?
Eh bien, mon pere?
Eh bien! ma chere amie, je viens d’arrêter ton mariage avec lui.
CLÉANTE, à part,
Ô ciel l
Avec le marquis d’ Yrville !
ARLEQUIN
Oui , mon enfant : j’ai eu de la peine à en venir à bout ; mais pour applanir ks difficultés, je te donne, le jour du