‹ Theatre italien de M. de FlorianChapitre 82 sur 113 · ARLEQUIN, CLÉANTE, NÉRINE · texte numérisé non relu

ARLEQUIN, CLÉANTE, NÉRINE

ARLÈQUINjUn papier à la main.

Je te demande pardon, mon cher ami, de venir te tourmenter encore ; mais la douleur de te perdre m’avoit tellement troublé la cervelle , que je n’ai pas songé à t’offrir une légère marque d’amitié. Prends ce billet, mon pauvre Cléante , et regarde-le , non comme la récompense de tes services, mais comme le bienfait de ton ami.

Eh quoi! monsieur, vous me mettez au désespoir en m’assurant que vous m’aimez, vous me punissez en disant que je suis innocent , et vous Tenez m’offrir des secours ! non, mon- 1- v?

194 LE BON PERE, sieur, je ne peux pas les accepter.

ARLEQUIN

Ah! Cléante, ce n’est pas bien, et je ne mérite pas ce refus.

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