‹ Theatre italien de M. de FlorianChapitre 84 sur 113 · SCENE XVir · texte numérisé non relu

SCENE XVir

Monsieur, vous vous attendrissez...

ARLEQUIN

Point du tout, mademoiselle .

Eli bien?

Ce n’est pas tout. A l’instant o’ii un ancien ami de mon pere alloit s’employer auprès de lui pour m’obtenir la permission de l’aller embrasser, et c’eût été la première fois de ma vie, nous apprîmes que mon pere étoit mort en Italie, et qu’il avoit laissé toute sa fortune à un étranger.

ARLEQUIN

A un étranger! Quel soupçon !

Voilà sur quoi je fondois l’espérance de vous intéresser un jour. Cette fatale illusion m’empêcha de sentir que je vous offensois. Ah ! du moins , ne me refusez pas mon pardon , c’est à vos

genoux que je le demande. ( Il se met à genoux. )

arlequin, ému.

Répondez-moi : Comment s’appelioit votre pere?

Le comte de Valcour. /

ARLEQUIN

Le comte de Valcour !

Oui, monsieur, j’ai les preuves. ...

O ciel ! vous le fils de mon bienfaiteur. .. Ah! relevez-vous, monsieur, relevez-vous ; c’est moi qui vous dois du respect.

Quoi! vous l’avez connu?

ARLEQUIN

Si je l’ai connu ! Et vous êtes son fils ! Ah ! mon ami , ( Il embrasse Cléante.) mon cher ami, je dois tout à votre

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