‹ Théâtre italien (volume 2)Chapitre 57 sur 114 · SCENE IL ARLEQUIN, NÉRINE · texte numérisé non relu

SCENE IL ARLEQUIN, NÉRINE

ARLEQUIN

F o rt bien; je ne m’étonne plus, Nérine, si tu me fais si souvent l’éloge de Cléante.

NERINE.

Je vous assuré*, monsieur , que ce qui nous lie le plus monsieur Cléante et moi, c’est notre extrême attachement pour vous et pour mademoiselle votre fille.

ARLEQUIN

Je ne te demande pas ton secret : vous êtes libres tous deux, vous vous convenez » vous avez raison de vous aimer ; c’est une

io6 LE BON PERE.

des plus douces consolations de la vie. Où

est ma fille?

Elle est enfermée dans son cabinet; depuis quelque temps elle aime beaucoup àêtre seule.

ARLEQUIN

Il ne faut pas la déranger. Crois-tu qu’elle se doute de la petite fête que je lui prépare pour ce soir?

Je ne le crois pas, monsieur.

ARLEQUI N,

Nos musiciens viendront- ils?

Ils doivent être ici de bonne heure , et je les ferai cacher dans le petit salon , pour que mademoiselle Nisida ne puisse pas les voir.

C’est bien. L’important est que ma fille ne s’attende à rien ; et qu’en sortant de table , elle trouve le salon tout en fleurs , tout en lumières, avec une musique terrible, et son nom écrit par-tout en guirlandes. Ensuite les marchànds entreront , et tu auras soin de faire porter dans la chambre de Ni-

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