‹ Théâtre italienChapitre 92 sur 116 · S C E N E III · texte numérisé non relu

S C E N E III

BLANCHE, rappellant Lübin „

Lubin , Lubin,.. Il ne veut pas m'entendre Il me boude' je crois.

VERMEILLE

Cela se pourroit bien ;

Colin est son ami.

BLANCHE

Ne vas-tu pas encore

Me parler de Colin me dire qu’il m’adore ?

Tu ne peux me reprocher rien :

Je u’aurois changé de nia vie , ^

Si j’avoispu guérir les soupçons de Colin Y Mais tu le sais, ma s ouïr , l’extrême jalousie *

Qui plaît d’abord , nous offense à la fin.

VERMEILLE

Et tu veux devenir légère ,

Four prouver qu’on a tort de soupçonner ta for ? Tome Ha I

BLANCHE

Eh! non, ma sœur.

VERMEILLE

Blanche , sois plus sincère Crains-tu de rougir avec moi ?

Je suis ta sœur , et ma tendresse T’excusera toujours en donnant son avis.

De quoi serviroietitles amis.

S’ils ne pardonnoient la foiblesse ?

BLANCHE

Êh bien ! ma sœur , je vais te raconter L’événement heureux dont je t’ai fait mystère , Je craignois tes conseils et ton humeur austere , Pardonne , et daigne m’écouter.

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