‹ ThéâtreChapitre 112 sur 220 · APOLLON, LEUCIPPE, D A P H ^ É · texte numérisé non relu

APOLLON, LEUCIPPE, D A P H ^ É

( Apollon descend sur un trône de lumière. Cette pompe est jointe à une musique douce. Il est entouré des Heures, qui chantent ces mots :)

Daph5É , portez vos yeux SxiT le plus beau des dieux.

(Daphné s'enfuit aussitôt qu'elle a reconnu Apollon sous le visage de Tharsis. )

Tu me fuis , divine mortelle !

Où cours-tu? n'aperçois-tu pas

Un précipice eous tes pas ?

Il est plein de serpents ; detourne-toi , cruelle. Suis-je encor plus à craindre ? et rien dans ce vallon fie peut-U t'arrêter quand tu fuis Apollon ?

Quoi I tant de haine en une belle 1

Insolent , qui brûles pour elle ,

Renonce à 1 hymen de Daphne' ;

C est Apollon qui te l'ordonne. Regarde quel rival ton malheur t'a donné.

lEUCIPPE.

Mon malheur ? Dis le tiens. Toi , le fils de Latone 1 K'es-tu pas ce Tharsis que tantôt on a vu ? D'un magique ornement ton front s'est revêtu. Enchanteur, penses- tu que ta pompe m étonne?

La Fonuioe. Xbcàtrc. I9

2i8 DAPHNÉ.

Ce n'est qu'un songe , ce n'est rien ; Va tromper d'autres yeux , et me laisse mon bien.

APOLLON

O dieux ! ô citoyens du lumineux empire !

Que vient im mortel de me dire?

Malheureux , ton orgueil s'en va te coûter cher :

Les dieux ne sont pas insensibles.

Qu'on l'attache sur ce rocher

Avec des chaînes invisibles.

( Ce commandement est exécuté par les ministres de la puissance d'Apollon , qui va se faire voir à Pénée,non plus sous le personnage de Tharsis , mais sous le sien propre.)

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