‹ ThéâtreChapitre 136 sur 220 · ASSEOIE, JOSSELIN, LÉLIE, BERTRAND · texte numérisé non relu

ASSEOIE, JOSSELIN, LÉLIE, BERTRAND

LELIE, toujours fort transporti;.

Oui, mon père, il est impossible que vous me refusiez quand vous les aurez vus. Venez seulement. . . ■ Où soutils ? Qu'en avez-vous lait , monsieur Josselia ?

JOSSELIN

Que veut-il dire ?

Je ne sais ce qu'il me vient conter.

LELIE.

Que sont-ils devenus , Bertrand ?

iG-y LA COUPE ENCHANTÉE.

BERTRAND

A qui en veut-il donc ?

Répondez-moi , monsieur Josselin" , ou , malgré la présence de mon père

JOSSELIN

Doucement, petit drôle!... Sur quelle herbe a-t-il Xnarché ?

L É L I E , à 1!ertiaiic].

Éclaircis-moi de ce que je veux savoii , coquin !

BERTRAND

Haie! liaïe! vous m'étranglez.... Est-il devenu fou?

lÉllE.

At, mon p^re ! commandez qu'on me les fasse retrouver, ou j en mourrai de désespoir.

ANSEIME.

Quci! qu'y a-t-11? que veux-tu qu'on te rende? Ti! voilà bien échaufîe !

LÉ LIE

Clierchons par-tout. Si je ne les retrouve , je sais bien à qui je m'en prenarai.

F.'i ! attendez, attendez. Ce ne sont pas des moiueauï que vous cbcrcliez .'

LÉLIE

]Son , tra'tre ! ce ne sont pas des moineaux.

BERTRAND

Eli bien ! morj^ué , quoi que ce puisse être , allons les clierclier iious deux. IM'est avis que j'ai entendu quelque

cllOse de ce cOtc-là. (liremiuùuc justeuicatoùcUei ne soat pat.)

LELIZ.

Courons-y , mon pauvre Bertrand I ne me quitte pas.... Monsieur Josselin , malheur à vous si je ne les retrouve!

scè:ne XVI.

ANSELME, JOSSELIX

JOSSELIN

Des menaces 1 Vous voyez comme U perd le respect.

ASSELME.

Qu'on l'anête.

J0SSELI5.

îfon, non : il vaut mieux qu'en courant il aille dissiper ces vapeurs qui lui troublent rimagiiiation.

A !y s EL ME.

I\Iais je crois qu'en effet il est devenu fou : quel galimatias m'a-t-il fait ?

JOSSELI5.

C'est justement une suite de ce que je disois tantôt. Ce sont des idées qui lui passent par la cervelle, et je jurerois que ce sont des idées de femmes.

Des ide'es de femmes I Vous vous moquez, monsirur Jos- §elin I Peut-on avoir des idues de ce qu'on n'a jamais vu ?

JOSSELIN

Belles merveilles ! Eh ! ne vous est-il jamais arrivé de faire des songes?

ASSELME.

Oui.

JOssEii:».

Et de voir en doimaut des choses que vous n'aviez

jamais vues , et que vous ne vous seriez jamais imaginées si vous n'aviez domii ?

ANSELME

D'accord ;" mais ce petit garçon-là ne dort point.

JOSSEI.IS.

î»on, vraiment; au contraire, je ne l'ai jamais vu fi éveille'.

Eb bien ?

JOSSELIN

Eh bien I il rêve tout éveillé ; et c'est justement ce qui est cause qu'il fait des contes à dormir debout.

ANSELME

IMais pourquoi lui vient- il des idées de femmes pluti/i que d'autres ?

C'est que ces animaux-là se fourrent partout , malgré qu'on en ait.

ANSELME

Cela seroit bien horrible, que toutes mes précautions fussent inutiles.

JOSSELIN

Elles le seront à coup sûr ; et des à présent je vous en donne ma parole.

Il n'importe ; et si je ne puis lui cacher absolument qu il y ait des femmes, il ne les connoîtra que pour les haïr mortellement.

Il ne les haïra poinu

ANSELME

Il les détestera, en apprenant ce qu'elles^Savent faire

Riais (ju'est ceci ?

JOSSEUN.

Eh ! c'est ce bon payçan qui vous amène ces deux personnes , pour faire l'essai de votre coupe.

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