‹ ThéâtreChapitre 83 sur 220 · APOLLON, M O M U S · texte numérisé non relu

APOLLON, M O M U S

Qtje cet enfant est fier ! Voyez comme il menace ! Ne le prendroit-on pas pour l'aîné des Titans ? Je plains le domteur de serpents ; Il ne fait pas sûr en sa place.

( Tandis que Momus dit ces paroles , Dapbnt^ , avec ses compagnes, par une curiosité de jeunes filles , avance un peu la tète sur le théâtre , et fait quelques pas dans la scène pour voir ces deux étrangers. Apollon la voit un moment; aussitôt l'Amour, qui est demeuré dans l'air, fait son coup; et Daphne avec sa troupe s'enfuit encore une fois. )

APOLLOS. ■* Ah I qu'ai-je vu , Momus ? que de traits éclatants ! Que de jeunesse ! que de grâce !

MOMUS

Elle fuit.

Mille amours avec elle ont paru.

MiUe amours ? C'est beaucoup ; je n'en ai pas tant vn. Vous aimez; vous voyez d'un autre œil que le uôfre : De quelques qualités qu'un objet soit pourvu , L'amaut y voit toujours ou plus ou moins qu'un autre.

APOLLOS

Dresse, tu me fuis? t'ai-je df'jà drplu?

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