APOLLON, M O M U S
Qtje cet enfant est fier ! Voyez comme il menace ! Ne le prendroit-on pas pour l'aîné des Titans ? Je plains le domteur de serpents ; Il ne fait pas sûr en sa place.
( Tandis que Momus dit ces paroles , Dapbnt^ , avec ses compagnes, par une curiosité de jeunes filles , avance un peu la tète sur le théâtre , et fait quelques pas dans la scène pour voir ces deux étrangers. Apollon la voit un moment; aussitôt l'Amour, qui est demeuré dans l'air, fait son coup; et Daphne avec sa troupe s'enfuit encore une fois. )
APOLLOS. ■* Ah I qu'ai-je vu , Momus ? que de traits éclatants ! Que de jeunesse ! que de grâce !
MOMUS
Elle fuit.
Mille amours avec elle ont paru.
MiUe amours ? C'est beaucoup ; je n'en ai pas tant vn. Vous aimez; vous voyez d'un autre œil que le uôfre : De quelques qualités qu'un objet soit pourvu , L'amaut y voit toujours ou plus ou moins qu'un autre.
APOLLOS
Dresse, tu me fuis? t'ai-je df'jà drplu?