SCENE IV
TITUS, scu/.
Hé bien, Titus, que viens-tu faire?
Bérénice t'attend. Où viens-tu, téméraire?
Tes adieux sont-ils prests? T'es-tu bien consulté? Ton cœur te promet-il assez de cruauté ?
Car enfin, au combat qui pour toi se prépare, C'est peu d'estre constant, il faut estre barbare. Soutiendray-je ces yeux dont la douce langueur Sçait si bien découvrir les chemins de mon cœur? Quand je verray ces yeux armez de tous leurs charmes, Attachez sur les miens, m'accabler de leurs larmes, Me souviendray-je alors de mon triste devoir? Pourray-je dire enfin : « Je ne veux plus vous voir » ? Je viens percer un cœur que j'adore, qui m'aime.