‹ ThéâtreChapitre 140 sur 238 · MAISON DE STELLA · texte numérisé non relu

MAISON DE STELLA

STELLA, UN DoMESTigna.

STELLA

Va vite, va donc! dis-lui que je l'attends.

LE DOMESTIQUE

Elle a promis de venir sur-le-champ.

STELLA

Tu vois pourtant qu'elle ne vient pas. La petite me plaît beaucoup. — Va. — Il faut que la mère vienne avec elle.

Le domestique sort.

STELLA

A peine ai-je la patience de l'attendre. Tels sont nos désirs, telles sont nos espérances, quand il nous arrive un nouvel habit! Stella, tu es un enfant! Il faut beaucoup, ah! beaucoup, pour remplir le vide de ce cœur; beaucoup, pauvre Stella!... Autrefois, alors qu'il t'aimait encore, qu'il reposait sur ton sein, son regard remplissait ton âme tout entière; et lorsque... 0 Dieu du ciel! tes arrêts sont impénétrables!... lorsque je relevais vers toi mes paupières chaudes de ses baisers, lorsque mon cœur brûlait au contact du sien, que je buvais sa grande àme de mes lèvres frémissantes, et qu'alors je me lournais vers toi répandant des larmes de la joie et de l'ivjesse.

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