‹ ThéâtreChapitre 190 sur 238 · SCÈNE IX ALCESTE, puis SŒLLER · texte numérisé non relu

SCÈNE IX ALCESTE, puis SŒLLER

ALCESTE

Nous voilà bien avancés! c'est une folle conduite. Que le diable échircisse tout cela ! Deux persoiuies, toutes deux bonue^ et loyales durant tout»î leur vie, s'accusent!... je ciains pour ma misoii ; c'est la première l'ois que j'entends quelque chose de semblable, et je les connais depuis si longues années!... C'est un cas où l'on ne gapne rien à la réflexion : plus on l'approfondit, plus on déraisonne. Sophie, le vieux, me voleraient! Si Sœller était accusé, cela serait plus croyable. S'il tombait sur ce gibier de potence l'ombre d'un soupçon! mais il a été au bal toute sa belle nuit.

SŒLLER, en co>lume ordinaire, avec une pointe de vin.

Voilà ce diable d'honnne qui fait sa méridiemie. Si je le tenais à la gorge, comme je la lui serrerais d'importance!

ALCESTE, à part.

Le voilà; comme si je l'avais commandé... (Haut.) Comment cela va-t-il, monsieur Sœller?

SŒLLER.

Sottement : la musique me bourdonne encore aux oreilles, (n se frotte le front.) Li tête me fait horriblement soulfrir.

ALCESTE

Vous êtes allé au bal; y avait-il beaucoup de dames?

SŒLI.ER.

Comme à l'ordinaire. La souris court au piège, parce qu'il y a du lard dedans.

ALCESTE

Cela s'est-il passé gaiement?

SŒLLER.

Parfaitement.

ALCESTE

Qu'avez-vous dansé?

SŒLLER.

Je me suis contenté de regurder... (l part) !a danse de et malin.

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