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ACTE VI. S

Fais Ion devoir.

MKIIKULO >e retourne en s'en allant.

iLiicore un iiioL : AFidrason Cit revenu ici. Voulez-vom qu'il soit au nonibie des léiiioins?

LE PRINCE

Ciel! Audraron!

MEr.KL'LO.

Lui-mèuie. Ce malin, eu nie levant, je l'ai aperçu à la feue Ire avec sa sœur.

LE PRliNCE.

[,aisse-nioi seul! Tous mes sens se Iroubltnt ! Que je respire

uu mouieut, pour démêler les pensées con.uses qui m'ac-

caijleul !

Merkulo sort.

LE PRINCK, ^eul, iiprèa un niomeul de silence.

Soyons ferme et résolu; cur il le Idut! — Tu vas donc renoncera tout ce qui lait ton bonheur! Tu vas abandonner ce (|u'il plaîl aux dieux d appeler uu jeu, sans uuule parce que riiunianité euiière ne leur semble qu'un jeu puéril ! —

T'abaudonner ! (U ouvre le berceau, on y voit Mandandane as^i^e et

le visage couvert d'un masque.) Nou, je ne puis; c'ost comme si je .oulais prendre mon cœur et l'arracher de ma poitrine ! . . . Mais

quoi! (11 succombe et s'éloigne du berceau.) QilC se passe-t-ll eu

moi? C'est étrange!.. . Les dieux voudraient-ils seconder mon dessein? En croirai-je mes sens, et puis-je me l'avouer? Pour la première lois, l'aurait irrésistible qui me poussait vers celte image céleste a perdu de sa force. 11 est rompu le iharme délicieux de sa présence, qui me ravissait aulrefois i\ec elle dans les sublimes nuages. Est-il possible? Je sens Jaus mon cœur se dévelouper et s'affermir cette pensée : Tu peu.x, tu veux rabandonnerl Puis-je le croire? (ii se précipite

evé elle.) Ma bieil-aimée !... (il reste court et te retourne brusque-

:noni.) iNou, je m'abuse! mon cœur n'est pas là! Il plane eu d'autiTs régions, aspirant aux iélicilés pa>sées. Je ne sais [juoi me crie que ce n'est plus loi, et qu'une aulre a été substituée eu ta pbce! Odieux, qui êtes si cruels, quelle

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étrange faveur ni'aviz-vous accordée en me facililant ainsi k sacrifice que vos ordres m'imposent?... Oui, adieii!... Ce n'est pas le liasaid (jui amène ici Andrason! Je lui avais ravi la plus pure moitié do son bien, (ju'il la reprenne! El vous, anges descieux, clierthez à votre li!s soumis, dans les vastes régions de lunivers, un bonheur nouveau et inconnu. j

11 appelle Merkulo. — Merkulo entre.

LE rr.LNCE.

Réunis ici tout le monde, mes gens et ceux du palais. Que ne puis je assembler toute la terre pour en faire le témoin de cet acte merveilleux !

Iferkulo sort. — Le prince ferme le Lerceau. — Une musique solcimelle accompagne le corlége, composé du colonel, des garder, de loulc la iuile, et ensuite des filles d'honneur. Tous se rangent des deux cô es dans l'o; die qu'ils doivent occuper pour le ballet final, .\ndrason et Féria avec Merkulo fciment la ii arche. — La musique cesse.

LE PRINCE

Approchez, Andrason, et pièîez-moi un moment d";ittention. Ju>qu"ici nous n'avons pas été grands amis; mais les dieux aujoind'hui mont ouvert les yeux. Je le vois, les torts étaient de mon côté; je t'ai ravi la plus belle moitié t!e la femme que lu chéii>; par l'ordre des immortels, je te lu rends. Reprends comme un dt pot sacré ce que j'ai su garder comme un dépôt sacré, et pardonne le passé à ma faiblesse, à mon erreur, à ma jeunesse et à mon amour.

ANDRASON.

Que \fni dire cela? — (v part.) Que va-t-il arriver?

LE PRINCE ouvre le Lsrccau et l'on voit Mandandane assise.

Voilà 1 Reconnais ce mystère; je te la rends.

ANDRASON.

Ma femme! tu as séduit ma femme! tu la traînes partout ivec toi, et tu oses encore publiquement m'alfronter, en me la rendant à la face de l'univers?

LE PRINCE

Je ne crains pas le grand jour; que ce soit pour loi Viu témoignage de la pureté de mes intentions !

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