‹ ThéâtreChapitre 234 sur 238 · JE l; Y ET C.'ETELY · texte numérisé non relu

JE l; Y ET C.'ETELY

JF.HY

Nouvel espoir, — nouvelle vie, — que me pronie Tlio.nas.

THOMAS

Ami, le donner une femme — n'est pas le plus grand des bienfaits.

Jery sort.

A quoi ne parvient-on pas dans ce monde? c'est une chose que je n'aurais jamais imaginée que, dans mon commerce de bœufs, je gagnerais encore les Lénéfices d'un faiseur de mariage. Je veux voir pourta» t quelle es|)èce de dragon est cette fille, et s'il n'y a pas i loyen de lui faire entendre un mot de raison. Pour bien faire, j'aurai l'air de ne pas connaître Jery et de ne rien savoir sur i; on compte; puis tout d'un coup, je la prendrai en flanc avec ma proposition. (Bœteiy son de la hutie. A part.) Est-ce elle? Oh! elle est jolie, (tlaut.) Bonjour, ma belle enfant.

BjETELY.

Grand merci; que souhaitez-vous?

THOMAS

Un verre de lait ou de vin, jeune fille, serait pour moi un vrai restaurant. Voilà déjà trois heures que je suis à gravir la montagne sans avoir pu rien trouver.

B.ETELY.

De grand cœur; et un morceau de pain et de fromage pardessus le marché; du vin roL'ge, du bon viu d'Italie,

THOMAS

Charmant. Est-ce là votie maison?

B.ETELY.

Oui, je demeure là avec mou père,

THOMAS

Oh ! oh! tout seuls ainsi?

B:ETELY.

Oh! nous sommes nous deux. Attendez, je taîs vous chercher à boire; ou entrez plutôt 15 dedans, que voulez-vous faire ûHrjor^? Yûû!; raD /nierez quelque chose à mon père.

Ji:i; V LT H.LTKLY. ^,3

THOMAS

Non i)as, mou curant, cela ne presse pas. '

11 la prend par la main el l'arrête.

BiETEl.Y, se dégageant.

Eh! que signifie cela".'

THOMAS

Permeltez donc que ron cause un peu avec vous.

11 la suiL BiETELY, de même.

Croyez- VOUS?... Me counaissez-vous déjà?

THOMAS

Pas si vite, chère enfluit, — si belle et si sauvage!

B^TELY.

Parce que la plupart sont folles, — pensez-vous que toutes le soient?

Non, je ne te lâche pas; — jeune fille, sois plus complaisante.

BiETELY.

Voire soif n'est pas bien grande, — continuez votre cliemin.

Elle sort.

THOMAS, seul.

J'ai mal commencé. J'aurais dû d'abord gigner sa confiance, me bien établir, manger et boire, puis après faire mes propositions. Thomas, tu es toujours Irop vif. Mai> aussi peusais-je qu elle allait se monlrer aussi sauvage? Elle est farouche comme un écureuil 1 II faut que j'essaye encore. (AUaut ver= la cabane.) Eucore uu mot, jeune fille !

• BiETELY, à la fenêtre.

Passez votre cliemin; il n'y a rien ici pour vous.

Elle ferme la fenêtre.

THOMAS

Grossière petite créature! Si elle en agit ainsi avec ses imants, je m'étonne ç^u'il lui en reste encore nu; le pauvre

41i JERY tT B.ETELY.

Jery s'e>t bien adressé. Celle-ci aurait besoin d'un mari qi:; ciiàt aus>i fort quelle; renlôlée, elle se croit donc bien en sûi t'Ié dans ses niont:i;.'nes! Si quelqu'un pourtant un jour était insoltut, il faudrait bien qu'elle laissât faire; et j'aïuais presque envie de lui faire [lasser le goût du célibat. Maintenant si Jery compte sur moi, s'il espère, s'il attend, il va se mofpier de moi, queli|uc peu risible que la chose soit pour lui. I*ar le diable! il faut qu'elle écoule ce que j'ai à lui dire; je veux an nioins remplir ma comujission; renoncer tout

d'abord serait par trop honteux, (lleurtml fortemem à la porte de

lu cabane.) Maiiilenaut, .«-ans plaisanterie, jeune fille, ouvrez; soyez a>sez bonne pour me donner un verre devin, je payerai volontiers.

B^TF.LY, comme tout à l'heure.

Ce n'est point ici une auberge, détalez; nous ne sommes pas habitués à ces choses-là dans ce pays-ci; comme les gens se conduisent avec nous, nous nous conduisons avec eux. Allez, ne [l'enez pas tant de peine.

Elle fcrine bruyamment la fenêlre.

THOMAS

Folle, obstinée créature ! je veux te montrer que tu n'es pas là-haut .-ieii snrelé. La guenon ! nous allons voir qui vous secourra; et quand une fois elle aura été un peu corrigée, elle n'aura plus envie de s'exposer ainsi seule. Très-bien; comme je ne puis lui donner ma leçon de vive voix, je vais la lui transnieltre en un signe bien intelligible. Voilà justement mon troupeau qui arrive au haut de la montagne; il faut qu'il fasse sa méridienne sur la prairie. Ah! ahl... Ils vont lui arranger joliment ses herbages et lui retourner proprement

S0!1 terrain, (il appelle à la cantonade.) Holà ! ici ! eh î (Entre un

pâtro.) Ne montez pas davantage la montagne par cette chaleur; voici une prairie pour la reposée, chassez-y tout le bétail. Eh bien, qu'as tu à resler là tout étoinié? Fais ce que je l'ordonne. . . Me conipiends-tu?... Dans la prairie que voici... Allons, point de façon, et que rien ne vous arrête. Il en arrivera ce qu'il pourra, faites-les paître et reposer. .le connais bien les gens d'ici, je m'arrangerai avec eux. (Le garçon son.) Mais si la

J 1.11 Y Li li^LlLLY. /. 5

chose ;illail (l('v;iiit 1»' l):iilli? Kli ! (iii'est-cc qu'une pïiiiilinii? Je pense (jiic ce Iraili'ineiil réussira; el puis, >i lieii ne lui, nous serons du moins tous vengés, et Jery, et ni'>i, et tms le> anionit ux, et tous les amants alïli'^TS. (il monte bur le ro-

clior, iiu lionl de l'ciiu, et parle à ses gens hors du théâtre.) l0ll~sei

donc les I œnfs ici, sur le pré; ai racliez les planches! l'.icnî allons tons! Garçons, par ici! ici dedans! iM-iiiitenant, lion, amusez-vous, chas-ez-moi toutes les vaches hors d'ici! quels bonds ellis font de ce qu'on les renvoie de leur teriaïu. Maintenant, mocpions-nous de la bégueule.

Il s'assied sur le rocher, prend son violon, et se met à racler et à

chauler.

Un (piolihet! f|ui veut renlciuhe? — Acrourez vite ici. — Un (piolihet : — l'auteur est maître Ilolopherne, — c'est du tout neuf.

LE PÈRE, ^o^tant précipitamment de la cabane.

Que vois-je?queile audace! — De quel droit? quiêtes-vons?

THOMAS

Dans la Pologne et fempire romain — les choses ne vont pas autrement.

B^TKLY.

ïe crois-tu gentilhomme ici, — que personne ne pi::-se te châtier?

THOMAS, de même.

Une fdle d'esprit, d'ordinaire, — prend un mari pour sa défense.

LE PÈRE

Voyez un peu quelle impudence; — attends, je vais le donner ton a 11"; lire.

THOMAS, de même.

Songe que pour frapper forte enclume, — il faut r.ii bon marteau.

B^TF.LY.

Insolent, allons, décampe; — que t'ai-je fait?

416 JERY ET B^TELY.

THOMAS, de même.

Pardonnez-moi; — niais vous me prenez — pour un autre

Il sort.

B^TELT.

Devons-nous le souffrir?

LE PÈRE

Sans nous venger?

B^TELY.

Appelez au secours — tout le voisinage. (Le père sort.) La douleur bondit, — et aussi l'eniportement dans mon cœur. — Hclas! je me sens — furieuse dans la colère — et dans la coicie si faible!

THOMAS, revenant.

Accordez- moi, ma beile, — un doux regard, — aussitôt mon troupeau — quittera la montagne.

BiETELY.

Oses- tu bien — te montrer devant moi?

THOMAS

Belle enfant, ne te fâche pas; — tu es si jolp

BiETELY.

Insolent !

0 douce, céleste créature!

BiETELY.

Ail ! j "étouffe, — je me meurs de rage!

Il veut l'embrasser; elle le repousse el se jette dans la porte. Il veut soulever la lenêtre ; elle la retient : il fait tomber plusieurs vitres, et, dans son emportement, il bri^e les autres.

THOMAS, revenant sur le devant de la scène.

Cliut! chut! c'était par trop extravagant. Maintenant cela commeme à devenir sérieux. Tu aurais dû t'y prendre plus prudemment : un négociateur d'amour ne devrait pas enfoncer les portes. On voit bien que je n'ai jamais fait ce métier que pour moi-même, et, dans ce cas-là, il n'est pas

Jhi;l El li.LlLLY. 4n

mal d'aller dioit sdu chcniiii et sans façons. Que faire? voilà du tapai;e, il faut voira m'en (lier avec lioiiiienr; (juo cela n'ait pas Tair comme si j'avais peur. Allons, opérons liardimcMit : en avant la musique, et bâtions doucement sa retraite.

Il s'en va da cdté de la prairie en jouant du Tiolon. LE l'ÈRE.

0 ciel! quelle rage, quelle douleur! Le scélérat! Pour la piemière t'ois je sens que je n';ii plus de moelle dans les os connue jadis, que mon bras est faible, que mes j)ieds n'avancent plus. Attends, va. . , Pas un des voisins ne bouge; ils m'en veulent tous à cause de ma fille. J'appelle, je parle, je raconte; aucun n'a envie, pour me plaire, de s'exposer à quelque danger. Oui, ils se moquent presque de moi. (itegardani du côté de la prairie.) Voyez quelle hardiesse! quelle impudence! Comme il se promène à son aise en faisant de la musique ! (Regardant du côté de la maison.) La fenêtre brisée, il ne lui reste plus que de commencer le pillage; n'arrivera-t-il donc pas un voisin? Je n'aurais vraiment pas cru qu'ils lussent aussi mal disposés à mon égard... Oui, oui, cela est ainsi; ils restent tous spectateurs, et avec un air de dérision : — Voire fille est passablement décidée, dit l'un; laites-la batailler avec ce garçon. — N'a-l-elle donc maintenant personne, s'écrie un autre, qu'elle mène par le nez, et qui puisse se fiiire casser les côtes pour l'amour d'elle? — Elle n'a que ce qu'elle mérite, dit un troisième; mon fils, qui, pour l'amour d'elle, a quitté le pays... — Peine perdue... Cela est affreux, cela esl horrible! Oh! si Jery était dans les enviions; lui seul pourrait nous sauver.

Bctely sort de la balte. Son përe va au-devant d'elle; elle s'appuie sur lui.

BiETELY.

Mon père, quoi? sans appui, sans secours! et une telle offense! Je suis toute hors de moi, je ne puis eu croire mes sens, et mon cœur ne peut le supporter.

Arrive Jei7,

418 JEUV ti 1{.i:telï.

LE PtllE.

Jery! sois le bienvenu ; i^ois béni!

JEllY.

Que se passe-t-il ici? pourquoi vous trouvé-je si accnblés'^

LE l'ÈUE.

Un él ranger ravage nos pr.iiries, brise nos vitres, met tout ^ens dessus dessous; e-l il fou? csl-il ivre? Que saisje! personne ne peut lui ré-ister, personne... Cliàlie-le; chasse-le.

JERY.

Hestez lianquilles, mes cliers amis, je vais le traiter comme il faut, je vous vengerai.

BiETELY.

0 clier et fidèle Jery, que tu me réjouis; sois notre sauveur, brave et unique ami.

Tenez-vous à l'écart, renfermez- vous dans la maison ; ne vous iiiq^iilez pas, laissez-moi faire : je me charge de votre vengeance, et je le chasserai certainement.

Baeti.ly et son père sortent.

JERY seul, saisissant un bâton.

Rencontrer — ^iu^olent, — mon cœur en bouillonne; — Quel crime, — loifenser, elle! — La défendre, elle' — qjiei bonheur! (il va vers la prairie.) — Allons, fuyez, — je n'épargne personne.

En sortant il rencontre Tlioma*.

THOMAS

Epargne la menace, — ces bieul's sont à moi.

JERY.

Thomas!

THOMAS

Eh! Jery! — faut-il partir.^

JERY.

Thomas! as-tu ton bon sens? — qu*as-tu fait?

JE m Kl li.r.TKLY. 41')

THOMAS

Oui, Jery! c'est moi : • — iii:iis l'eoute.

JI.IIY.

Dé!cmls-toi, traître! — ou y t'assouime.

Crois- moi, j'ai encore — tous mes os et tous mes menk bres.

JERY.

Défeiids-toi!

THOSIAS.

Je puis ](' faire.

JERY.

Allons, va-l'en.

THOMAS

Jery, sois plus prudent; — écoule un mot.

JERY.

Si tu bouges, je te fends — le crâne en deux : — Amour^ Amour, — piolége-moi !

Jery pousse Thomus dfvant lui; il^ s'éloignent en se battant. PacJely serf inquiète de la huile. Les deux coinbaitaïUs levieiinenl sur le tliéàire; ils se ^oul pris corps à corps et luttent. Thomas a l'avantage sur Jery.

BiETELY.

Jery, Jery! — écoute, écoute! — Ne voulez-vous pas^ m'enlendre : — au secours, au secours! — Mon père, au secours 1 — Laissez, laissez-vous loucher!

Ils luttent en se déijattant et en tournant; à la iin Thomas terrasse Jery. THOMAS, d'une voix entrecoupée, et en reprenant peu à peu haleine.

Te voilà donc par lerre... I^a tâche a été rude, doublement rude... tu es un gars vigoureux, el lu es mou ami encore... le voilà à terre maintenant . mais tu n'as rien voulu entendre... Ne sois plus si pressé, c'est une bonne leçon, pauvre Jery ! Si celte cliute pouvait le guérir de ton amour 1 (a Caîieiy,

qui pendant ce temps s'occupe de Jery; celui-ci s'est relevé.) C'est |iOUr

toi qu'il souffre, et je m'afflige de lui avoir fait mal. Prends soin de lui; paUïC-le; guéris- le» il a trouvé son homme; heu

420 JERY ET B.^ifcLï.

re!i\ si par la même circonstance i! trouvait anssi sa Temme! Je me renieU m chemin, je n'ai pas le temps de m'amuser plus longtemps.

JEI'.Y, conduit par CaUely, est venu à la lahle sur le devant cl s'Cît assis.

Laissez-moi, laissez-mc;!

BiETELY.

Moi te laisser, toi (|ui as si fidèlement pris ma défense !

JERY.

Ah ! je ne pnis me remetUe encore; je combats pour toi, et je suis vaincu ! Laisse-moi, laisse-moi !

BiETELY.

Non, Jery, tu m'as vengée; même dans ta défaite, tu es vainqueur. Vois, il fait déménager son béLû!, il met fm à tout ce tapage.

JERY.

Il n'est pas châtié; il part, mais il se promène insolemment, il se pavane tout fier de ce qu'il a fait, et ne répare pas le dommage; je meurs de honte.

B^TELY.

Tu es pourtant le pins fort du canton ; et les voisins connaissent bien ta bravoure; cette fois, c'est un accident; tu aura butté contre quelque chose. Calme-toi, console-toi, regarde-moi, dis-moi vrai; es-tu blessé?

J'ai la main droite foulée; mais cela n'est rien, cela sera bientôt remis.

BiETELY.

Laisse-moi la tendre; cela te fait-il mal? cela te fait-il souffrir? encore une fois. Oui, c'est ainsi qu'il faut faire; cela le guérira.

JERY.

Je n'ai pas mérité tes soins.

B^FELY.

Ce que tu souffres, c'est pour moi, mais moi je n'ai pas mérité un pareil dévouement

JERY ET D^TELY. 421

JERY.

N'en parle pas.

U^TELY.

Non, je ne l'ai pas mérité cela de toi... si modeste... Regarde, ta main est tout enflée; et tu gardes le silence?

JEflY.

Laisse, oh! ce n'est rien.

«iETELY.

Prends ce mouchoir, ou lu vas être couvert de sang.

JERY.

Cela se guérira de soi-même; cela guérit promptement.

BiETELY.

Non, non, je cours prép.irer une compresse, le vin chaud est un excellent remèdei attends, attends un peu, je reviens dans un instant.

Elle sort.

JERY, seul.

Enfin, enfin, je puis espérer, — et le ciel s'ouvre à mes regards; — tout à coup, — du milieu d'un épais nuage, — perce un rayon éclatant : — Dissipez-vous, nuages! — ciel, deviens plus brillant! — et toi, Amour, finis mes peines!

THOMAS, arrivant par un côté et regardant avant d'entrer.

Écoute, Jery!

JERY.

Quelle voix! Imprudent, oses-tu bien te montrer?

THOMAS

Silence! silence! Point de colère, point d'emportement; deux mots que j'ai à te dire.

JERY.

Que je guérisse seulement, et tu ressentiras ma vengeance.

THOMAS

Ne perdons pas le temps à bavarder. Écoute-moi, cela presse.

JERY.

Hors de ma vue; tu me fais horreur!

422 Jtnv i:t i;.r,rhLY.

Si lu mnnques cette occasion, elle est à janiais perdue pour toi; ne méconiuiis donc pas Ion boidieiir, le lididienrqne je t'ai piticuié; s;i ripiieiir disparaît, elle est recoiinuissaiile, elle sent tout ce cpi elle te doit.

JERY.

Tu prétends me faire la leçon, fou, brutal,

THOMAS

Bi.niie, in;iis écoute. Je lui ai joué un mauvais tour, c'était moitié ( alcid, nioilié accident; il suffit ()ii'('lle reconn lis^e qu'un lionune brave est u:ie bonne protec tion. Assnrénieni elle se convertit... et toi lu ne veux rien entendre! il a bien fallu me mettre tn défense; c'est bien la faute si je t'ai couché par terre, si je l'ai blessé.

JERY.

Va-t'en, tu ne me persuaderas pas.

THOMAS

Vois seulement comme toul tourne bien, comme tout s'arrange. Elle est convertie, elle t'apprécie, elle va l'aimer. Maint -nant, ne sois pas négligeiil, ne t'amuses pas à rêver; bats le fer pendant qu'il est chaud.

JEr.Y.

Allons, pars, et ne m'importune pas plus longtemps.

THOMAS

Il faut que je te dise encore une chose : sois satisfait, au moins: lu me dois cela, tu dois toute la vie me remercier du boni it'ur que je t'ai doinié; pouvais je mieux faire ta commissio I ? et si le moyen et la laçon ont été un peu bizarre*, le bul n en est pas moins atteint; tu peux te réjouir, dépécbe-toi d'en finir; je leviendrai, vous me pai donnerez, et si vous êtes rai>onnal)lL's, vous louerez mon tort, vous béniiez même mon extravagmce.

Je ne sais pas trop ce que je dois penser de toi.

THOMAS

Cl ois-tu donc que j'aurais voulu lui faire tort poiu* rien?

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