ACTE II
LIKIil.TIlA'JT.
Le devienl-0!!, graciniiso dame?
l'kvêqiji:.
Allez, allez! [)rciiez le nieilleur clieval de mon écuTie, choisissez vos gens, et raniciiez-le-nioi.
Ll Htm HAUT.
Si mon diarme ne réus-it pas, diles alors qu'une vieille femme qui vend des remèdes contre les verrues et les (aches de rousseur entend mieux la sympathie que moi.
l'évêque.
A quoi tout cela servira-t il? Berlichingen l'a ensorcelé, et s'il revient, il voudra repartir.
LIKBI.THAUT.
11 le voudra, nul doute; mais le pourra-t-il? Un serrement de main d'un prince et le souriic d'une jolie femme ! 11 n'y a ps de Weislingeu qui ne ^e rende... Mais je pars, et me recommande à vos bonnes gràci s.
l'évêque.
Bon voyage !
ADÉLAÏDE
Adieu.
Dsort.
l'évêque.
Une fois qu'il sera ici, je compte sur vous.
ADÉLAÏDE
Voulez-vous me faire servir de glu?
l'évèqde.
Non pas.
ADÉLAÏDE
Ou bien d'appeau?
l'évêque.
Non; ce sera Liebetraut. Pour vous, je vous en s'jpplie, ne me refusez pas le service que vous seule pouvez me rendre.
ADÉLAÏDE
Xous verrons.
*8 GŒTZ nr r.FRLICIlINGEN.
JAXTBAUSE5.
JEAN HE SKLBITZ, GŒ12.
-FLBITZ.
Tout le monde voii'î; saura bon gré d'avoir dénoncé le pacte à ceux de Nnnnilerir.
GŒTZ
Il me (ardait de leur payer celle dette. Elle commençait 1 me pe^T sur le cœur! Ou sait nnintenant qu'ils ont livré mon vas>al aux Banibergeois. Ils auront de mes nouvelles
SELRITZ.
Ils ont une vieille rancune contre vous.
r.ŒTZ.
Je la leur rends bien, et suis charmé qu'ils aient commencé.
SELBITZ
Les villes impériales et les prêtres se sont de lout temps soutenus nuiluellement.
GŒTZ
Ils ont leurs raisons pour cela.
SELBITZ
Nous chauflerons le four pour eux!
GŒTZ
Je comptais sur vous. Si Dieu voulait permettre que le bourgmob^tre de Nuremberg, avec sa chaîne d'or au cou, tombât dans nos filets, nous lui en ferions voir de belles, avec toute sa finesse!
SELBITZ
J'apprends que Weislingen est rentré dans votre parti, Marche-t-il avec nous?
GŒTZ
Pas encore. Il a des raisons particulières pour différer de nous assister ouverlem» nt. Mais, pour le moment, c'est assez qu'il ne soit pas contre nous.L'évéque, sans lui, c'est comme la chasuble sans le prêtre.