ADELAÏDE, WEISLINGEN
ADÉLAÏDE
Le temps commence à me devenir insupporlablement long; je ne puis parler; j'aurais honte déjouer avec vous. Ennui, lu es plus dévorant que la fièvre !
WEISLINGEN
Êtes-vous déjà lasse de moi?
02 GG:TZ de r-ERMCIlINGEN.
ADÉLAÏDE
De VOUS moins (iiie de votre société. Je voudrais vous savoir là où \oIl^î voiiIk z lillcr, et ne \ms vous avoir retenu.
WEISLINGEN
Voilà bien les caprices des (enimes! Couver d'abord d'une tendresse de mère nos plus obères espérances; puis, comme une })oule inconslantt', quitter son nid et livrer à la mort et à la corrupliou ses petits di^jà près d'cclore.
ADÉLAÏDE
Oui, dites du mal des femmes ! Le joueur maladroit décbire et foule aux pieds les cartes qui ont été la cause innocente de son mallienr. Mais permettez (pi'à mon tour je parle un peu des bommcs. Qui cles-vous donc pour déclamer sur l'inconstance, vous qui êtes si rarenit-nt ce que vous voulez être, jamais ce que vous devriez être? Des rois de parade, enviés de la multitude ! Que ne donnerait pas une pauvre ravandeuse pour avoir anlour de son cou une seyle rangée de perles cousues au bord de votre manteau, et que vos tidons repoussent dédaigneusement !
WEISLINGEN
Vous êtes amère.
C'est Tantistrophe de votre cliant. — Avant de vous connaîlre, Weislingen, j'étais con)me la pauvre ravaudeuse. La Dénommée aux cent bouebes (soit dit sans niélapbore), bàbleuse comme un arracheur de dents, avait porté si haut votre mérite, que je finis par soubailer ardemment de me trouver en face de cette quintessence de l'espèce bnmaine, de ce phénix, de ce Weislingen : mon souhait fut exaucé.
WEISLINGEN
El le phénix s'est réduit à un coq vulgaire!
ADÉLAÏDE
Non, Weislingen, vous m'inspirâtes de l'intérêt.
WEISLINGEN
C'est ce que je crus voir...
ADÉLAÏDE
Et c était vrai, Ciir je dois dire que vous surpassez votre