ACTE I
Laissons le vent bruire et les femmes crier.
Je suis le secrétaire et vous le trésorier :
Sans moi, notre empereur, excusez l'hyperbole,
Ne trouve pas un mot, sans vous pas une obole. —
Quels amis nous ferions, les dieux m'en sont témoins,
Pallas, si nous pouvions nous haïr un peu moins!
PALLAS
Ce que vous dites là, certe, est plein de justesse. Entre nous deux, Narcisse, aucune petitesse : Une guerre romaine !
NARCISSE
Eh bien, Pallas, c'est dit :
Le coup d'épée au cœur!
PALLAS, s'appuyant familièrement sur Narcisse.
Voilà qui m'enhardit A vous demander...
NARCISSE
Quoi?
PALLAS
Vous devez bien connaître Cilon... de Bithynie?
Oui, certe, un rude maître!. .
Il a volé beaucoup.
PALLAS
Trop! Je sais qu'aujourd'hui On l'accuse devant Claude.
3o VALERIA.
NARCISSE, riant.
C'est moi.
PALLAS
Vous ?
NARCISSE
Oui.— Mais comment, on dirait que cela vous chagrine?
PALLAS
Vous savez qui l'a fait nommer?... C'est Agrippine Et moi.
NARCISSE
Bien, — je comprends. Et vous voulez, seigneur, Une absolution pour votre gouverneur?
PALLAS
Je donnerais!...
NARCISSE
Bien, bien, ce n'est pas une affaire. Je m'en charge.
PALLAS
Ah! merci. — Pour vous que puis-je faire.-
NARCISSE
Par Hercule! j'y pense... Un échange complet?
PALLAS
Soitî
NARCISSE
Certain personnage à Rome me déplaît.