ACTE III
Dans le sable doré qu'un jet d'écume arrose,
Tous deux nous chercherons, comme on cherche des fleurs.
Les coquilles de pourpre aux changeantes couleurs,
Et le nautile, ouvrant sa voile d'un bleu pâle.
Où tremble un arc-en-ciel fait de nacre et d'opale,
Vaisseau fragile, errant comme l'humanité
Sur les flots de la vie et de l'éternité !
En^nt, dans ce beau golfe, où l'onde est sans colères,
Nous irons visiter les puissantes galères.
Ces monstres qui, marchant sur le gouff're marin,
Le foulent en cadence avec leurs pieds d'airain.
Nous verrons, sous les plis de cent voiles hautaines,
Et les soldats vaillants, et les fiers capitaines.
Va, — nos sombres destins seront un jour vaincus :
Nous avons des amis là-bas, Britannicus !
L'enfant s'est endormi dans le3 bras de Valéria. Il dort! O dieux cléments! de ce qu'il voit en songe. Réalisez pour moi l'ineff'able mensonge! — Silius! Silius ! Tu m'as promis ton bras!... Je te porte mon fils, et tu le défendras.