‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 90 sur 300 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Les Mêmes, AGRIPPINE, avec son fils DOMITIUS.

AGRIPPINE, à elle-mcme.

Haut.

Elle part. — Permettez encor que je vous nomme Ma sœur et mon amie!...

124 VALERIA

VALÉRIA

Elle!

AGRIPPINE

Vous quittez Rome, Votre fils bien-aimé souffre; que je vous plain ! Je sais de quelle angoisse un cœur de mère est plein. Et vous-même, on dirait qu'un noir chagrin vous mine?

VALÉRIA

Vous avez réveillé mon enfant, Agrippine !

AGRIPPINE

Dorénavant mes pas seront plus circonspects. Domitius, allez présenter vos respects ; Embrassez, — Valéria daigne vous le permettre, — Votre auguste cousin... qui sera votre maître.

A Valcria.

J'espère qu'en voyant ces jeunes cœurs s'unir, Vous ne conserverez nul amer souvenir, Nulle haine. En douter serait vous faire injure... Moi, je n'ai point de haine au cœur, je vous le jure!

La haine fait bien mal... la haine est un poison! Embrassez-vous, enfants, Agrippine a raison.

Les enfants se rapprochent et s'embrassent. Ce baiser de nos fils est charmant et console... Au souffle des enfants tout nuage s'envole!

AGRIPPINE

Valéria, votre main !

Valéria lui donne la main ; les enfants se tiennent embrassés.

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