ANTOINE ET CLEOPATRE
Pour demain !
OCTAVE
Quoi ! vraiment, craignez-vous quelque chose?
CÉSAR
Moi, non, j'espère : heureux l'homme qui se repose! Heureux qui tombe, aux yeux de la postérité, Du haut de sa fortune à l'immortalité!
Oh ! que la mort me prenne, et dans ses bras m'endorme Au milieu des projets immenses que je forme; Quand la force bouillonne encore dans mon sang, Quand mon esprit est ferme et mon regard puissant ; Quand les dieux, las d'avoir sur une seule tête