‹ Théâtre (volume 3)Chapitre 37 sur 211 · LE CHŒUR · texte numérisé non relu

LE CHŒUR

STROPHE PREMIÈRE

Dans ma conduite et mes discours,

Que des dieux l'auguste puissance

Me fasse conserver toujours

Cette pure et sainte innocence, Dont les sublimes lois résident dans les cieux,

Leur berceau radieux ! — Ces lois que ne fit point l'homme, race éphémère,

Ces lois dont l'Olympe est le père.

Et que l'Oubli dormant ne saurait abolir ;

Ces grandes lois sont éternelles...

Un dieu puissant respire en elles,

Un dieu qui ne doit point vieillir!

ANTISTROPHE PREMIERE

Les tyrans que l'Orgueil enfante,

Dans leur délire, c'est l'Orgueil

Qui fait monter sur un écaeil

Leur insolence triomphante, Pour les précipiter au gouffre ténébreux

Qui se ferme sur eux!...

Que cette grande lutte aujourd'hui se décide !

Dieux! montrez-moi le parricide; Secondez mes efforts pour le salut de tous !

A travers mes doutes funestes,

Conduisez-moi, guides célestes!

Je ne veux pas marcher sans vous.

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