LE CHŒUR
STROPHE PREMIÈRE
Dans ma conduite et mes discours,
Que des dieux l'auguste puissance
Me fasse conserver toujours
Cette pure et sainte innocence, Dont les sublimes lois résident dans les cieux,
Leur berceau radieux ! — Ces lois que ne fit point l'homme, race éphémère,
Ces lois dont l'Olympe est le père.
Et que l'Oubli dormant ne saurait abolir ;
Ces grandes lois sont éternelles...
Un dieu puissant respire en elles,
Un dieu qui ne doit point vieillir!
ANTISTROPHE PREMIERE
Les tyrans que l'Orgueil enfante,
Dans leur délire, c'est l'Orgueil
Qui fait monter sur un écaeil
Leur insolence triomphante, Pour les précipiter au gouffre ténébreux
Qui se ferme sur eux!...
Que cette grande lutte aujourd'hui se décide !
Dieux! montrez-moi le parricide; Secondez mes efforts pour le salut de tous !
A travers mes doutes funestes,
Conduisez-moi, guides célestes!
Je ne veux pas marcher sans vous.