SCÈNE I
LE CHŒUR, UN ENVOYÉ du palais.
l'envoyé.
Nobles Thébains, jamais calamités pareilles,
Hélas! n'auront frappé vos yeux et vos oreilles;
De quelle affliction vos cœurs seront émus,
Si vous aimez encor la maison de Gadmus !
Non, les eaux du Danube et du Phase, épanchées,
Ne laveraient jamais les souillures cachées
Dans cet abominable et sinistre séjour!...
D'autres malheurs bientôt vont paraître au grand jour,
Des malheurs plus cruels, car ils sont volontaires!
LE CORYPHÉE
Après ce que je sais déjà, quels noirs mystères Peux-tu m'apprendre encor? quels effroyables maux?
l'envoyé.
Je ne t'en dirai pas bien long ; rien que ces mots : Jocaste ! elle n'est plus.
LE CORYPHEE.
Jocaste! infortunée!...
Mais parle, quelle main trancha sa destinée?