‹ ThéâtreChapitre 113 sur 201 · ACTE II. iC · texte numérisé non relu

ACTE II. iC

Où notre fille est-elle?

OSWALD, sans regarder le Roi.

Excusez...

Il sort.

LEAR, avec surprise.

Drôle d'homme!

Que dit-il ?

A un chevalier.

Rappelez ce coquin. — C'est trop fort ! — Holà ! mon fou[!

Avec une impatience croissante et mêlée de colère. Je crois que tout le monde dort?

Au chevalier qui était sorti pour chercher Oswald. Eh bien ! ce rustre ?

LE CHEVALIER

Il dit votre fille malade,

LEAR

Quand j'appelais, pourquoi ce plaisant camarade N'est- il point revenu?

LE CHEVALIER

I Sans ralentir le pas,

Sire, il m'a répondu qu'il ne le voulait pas.

LEAR

Qu'il ne le voulait pas?

LE CHEVALIER

Monseigneur, Votre Altesse

i6G ' LE ROI LEAR.

N'est plus traitée avec la même politesse, La même déférence... Ai-je tort ou raison? Je crois voir que, parmi les gens de la maison, Le zèle se relâche, et dans votre famille. Chez tout le monde ici, même chez votre fille ..

LEAR, soucieux.

Ah î tu crois?

LE CHEVALIER

Pardonnez, Sire; je puis mal voir..

Mais comment faire taire en mon cœur le devoir Quand Votre Majesté me paraît offensée?

LEAR

Tu me fais souvenir que j'eus cette pensée. — En effet, depuis peu, certains manques d'égards, Des soins plus négligents ont frappe mes regards... Mais loin de soupçonner quelque désobligeance, Je me disais : Peut-être ai-je trop d'exigence? — Nous verrons cependant.

" Au page qui rentre.

Eh bien ! m'amènes-tu Mon fou?

LE PAGE

Sire, il se cache.

LEAR, fronçant le sourcil.

Est-ce qu'on l'a battu?

LE PAGE

Pas depuis ce matin; mais il craint la baguette

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