‹ ThéâtreChapitre 185 sur 201 · III · texte numérisé non relu

III

li passe la inaia sur le visage de Gordclia, il tàte le cœur. Elle est morte!... Comme la terre...

Insensible!...

Avec un éclair d'espérance.

Mais... non froide encore!...

A ceux qui l'entourent.

Un moment! — J'ai cru voir.«. On dirait au cœur un battement?...

KENT, les mains au ciel.

Il est venu le jour d'éternelle épouvante!

LEAR, avec un cri de joie.

Sa lèvre qui remue!... Oui! regardez!... Vivante! — Ma fille! Elle est vivante!... Ah! s'il en est ainsi. Tout ce que j'ai souffert d'horrible jusqu'ici,

* Tout s'efface!... Plus rien!... l Elle m'est donc rendue,

* Celle que je croyais à tout jamais perdue? —

* Mon ange, mon amour, mon espoir, mon bonheur!...

* Elle vit!... Ce n'est point un rêve suborneur!...

* Je la tiens dans mes bras, sur mon cœur je la serre!... — Ah ! qu'un instant de joie emporte de misère!

Embrassant Cordélia.

Voyons! rouvre tes yeux!... Que j'entende ta voix!

KENT, s'agenouillant près de Lear.

0 mon bon maître!

LEAR

Paix!... Vous l'effrayez!...

I, Pour la représentation :

Tout s'efface !... Plus rien!... — Sur mon cœur je la serre !...

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