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Ces belles choses que M. Jules Lacroix vient de traduire avec beaucoup d'éloquence et de talent, nous les savions par cœur; notre oreille en était remplie, et nous aussi nous versions des larmes véritables à ces pitiés, à ces terreurs si grandes, que l'on prendrait ces tragédies pour une cérémonie religieuse et pour de véritables autels.
M, Jules Lacroix est un Athénien; il aime, il honore, avec un respect tout religieux, ces grandes œuvres que nous allons chaque jour oubliant davantage, grâce à la bifurcation des études, et ce n'est pas celui-là, non certes, qui voudrait bifurquer. Il sait par cœur son poëte, il en a la parole et le son même; sa traduction est ferme, hardie, intelligente et d'un maître. Il n'a rien change, rien ôté, rien dissimulé. — « Voilà Sophocle ; honorez le poëte sublime, et je suis content! je ne veux rien pour ma peine que le respect du chefd'œuvre! «Ainsi il parle. On lui doit cependant cette louange, qu'il est un des derniers croyants à l'art antique, et qu'il