‹ ThéâtreChapitre 2 sur 201 · IL Y A TRENTE-CINQ ANS · texte numérisé non relu

IL Y A TRENTE-CINQ ANS

Grande mortalis œvi spatiiim.

Tacit.

Je terminais à peine mes études, la tête et le cœur pleins cfHorace et de Virgile, passionné déjà pour cette grande poésie d^ Athènes et de Rome que j'ai toujours aimée, que j'aimerai toujours plus que toutes les autres; je traduisais en vers (vers pour vers) les satires de Perse, ce petit livre éclatant parfois dans ses ténèbres, quand, presque au sortir du collège, je me vis tout à coup transporté dans ce nouveau monde orageux de l'école romantique, dans cette fournaise ardente où bouillonnaient toutes les ferveurs, tous les enthousiasmes, toutes les colères, toutes les

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