‹ ThéâtreChapitre 45 sur 201 · ACTE III · texte numérisé non relu

ACTE III

Vous y serez; veuillez nous faire cet honneur? \

Sire! à vous d'ordonner, à moi de me soumettre. Je suis l'humble sujet, et vous êtes le maître.

MACBETH

Montez-vous à cheval, cette après-dînée?

BANQUO

Oui, Sire 1

MACBETH

Autrement, j'aurais voulu prendre aujourd'hui Vos avis, toujours bons et sages, dont résulte Pour nous gloire et bonheur. Demain, je vous consulte. — Allez-vous loin ?

BANQUO

Seigneur, assez pour occuper Le temps qui reste encor d'ici jusqu'au souper. Il faudra que j'emprunte à la nuit sombre une heure Ou deux, si mon cheval se lasse.

MACBETH

A la bonne heure !

N'allez pas nous manquer.

BANQUO

Non, monseigneur.

MACBETH

Sachez Que nos sanglants cousins, je l'apprends, sont cachés,

58 MACBETH

L'un en Irlande et l'autre en Angleterre. Ils nient Leur parricide infâme; à plaisir ils manient Leurs dupes... Mais demain nous en reparlerons, Et d'une affaire aussi que nous discuterons. — Adieu donc. A cheval !

Allant à Fleance, et lui passant avec caresse une main sur la joue.

Fleance vous accompagne?

BANQUO

Qui, sire! —Allons, mon fils, mettons-nous en campagne,

MACBETH

Chers amis, vos coursiers, qu'ils soient fermes et prompts. Et je les recommande à vos durs éperons.

Banquo sort avec son fils à gauche.

Aux courtisans.

Adieu, jusqu'au souper, vous tous.

Les seigneurs sortent.

A Seyton.

Eh bien! ces hommes?

SEYTON

Ils attendent.

MACBETH

Fais-les entrer.

Seyton sort à gauche.

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