‹ ThéâtreChapitre 65 sur 201 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

MALCOLM, MACDUFF, se promènent en causant. MALCOLM.

Cherchons la solitude, et dégonflons de larmes Nos cœurs trop pleins!

MACDUFF, chaleureusement.

Tirons plutôt l'épée ! Aux armes 1 Renversons le tyran du trône qu'il a pris! Chaque matin l'Ecosse entend les nouveaux cris Des orphelins nouveaux et des nouvelles veuves; Et toujours des sanglots, des afflictions neuves S'en vont frapper le ciel, qui douloureusement Semble répondre, et pousse un long gémissement!

MALCOLM, soupçonneux.

Je crois ce que je vois! Aussi, Macduff, je pleure... Et je redresserai le mal, quand viendra l'heure. — Ce que vous m'avez dit, peut-être, est vérité. Néanmoins ce tyran dont le nom détesté Ulcère notre langue, il passa pour honnête ! Vous a-t-il ôté même un cheveu de la tête? Non. Vous l'aimiez... Je suis jeune, mais défiant.-.

MACDUFF, avec surprise.

Prince, je vous écoute...

MALCOLM

En me sacrifiant.

On est sûr de lui plaire: et l'agneau faible et jeune Apaiserait le tigre irrité d'un long jeûne.

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